Le tourisme à Paris ralentit depuis le début de la guerre au Moyen-Orient
Après un mois de février plutôt porteur, les tendances touristiques s’inversent dans la capitale.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février, l’activité touristique décroche à Paris, selon un bilan de l’office de tourisme de la capitale. Les arrivées touristiques diminuent à l’issue de la semaine du 28 février au 7 mars (-5,6% par rapport à 2025), suivie d’un léger rebond la semaine suivante (+0,4% du 8 au 15 mars).
Des « effets » probables de calendrier
« Ces évolutions peuvent également s’expliquer par des effets de calendrier, notamment liés aux périodes de vacances dans les pays émetteurs », souligne l’office de tourisme.
Sur les quinze premiers jours de mars, l’OT relève un recul des clientèles américaines (-11%), chinoises (-11%), italiennes (-24,7 %) et espagnoles (-15,5%). À l’inverse, les clientèles allemandes (+10,2%) et néerlandaises (+3,2%) restent orientées à la hausse.
Un taux d’occupation en baisse en avril
Quid des semaines suivantes ? Pour l’instant, le taux d’occupation hôtelier prévisionnel recule de 3,9% en avril 2026, versus avril 2025. Paris Centre affiche même un décrochage de 10,7% sur la période.
Le mois de mai présente également un léger retard par rapport à 2025. Le week-end des 29 et 30 mai, marqué par les concerts d’Aya Nakamura au Stade de France, reste quasi stable (+0,2%).
L’OT note une poursuite de l’érosion de la clientèle en provenance du Royaume-Uni et un repli plus global des marchés de proximité. Ces chiffres proviennent de données arrêtées au 8 mars. Sans l’attribuer explicitement au contexte géopolitique.
Après un mois de février porteur
Le mois de février 2026 s’était maintenu à un bon niveau d’arrivées touristiques par rapport à l’année précédente.
Le Grand Paris a alors accueilli 2,7 millions de touristes français et étrangers, un niveau stable en comparaison avec février 2025. La fréquentation a été surtout portée par les clientèles étrangères, grâce à la hausse des arrivées aériennes depuis les États-Unis (+4,8%) et l’Espagne (9,4%). À l’inverse, certains marchés reculent comme le Royaume-Uni (-13,8%), le Japon (-13,3%) et le Brésil (-19,3%).
Au global, le taux d’occupation hôtelier dans le Grand Paris progresse en février (+3,3%).
