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Billets d’avion : le syndicat des pilotes milite pour un prix minimum

La convention citoyenne sur le climat souhaite instaurer un écotaxe. Le Syndicat national des pilotes de ligne, lui, préfère un prix plancher des billets.

Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a plaidé mercredi en faveur de la mise en place au niveau européen d’un « prix plancher » pour les billets d’avion comme alternative aux écotaxes et pour éviter le « dumping environnemental et social ». « Il est grand temps de changer de paradigme s’agissant de stratégie environnementale du transport aérien. La politique du toujours plus de taxes, la seule menée depuis des années, a montré toutes ses limites », a estimé le SNPL dans un communiqué.

Dans cette même optique de « transport aérien durable et socialement équitable », le gouvernement autrichien avait annoncé début juin qu’il allait imposer un prix de vente minimum des billets d’avion, fixé à 40 euros.

Un modèle « vertueux »

Pour le SNPL, ce mécanisme serait « vertueux » à la fois pour le consommateur, les transporteurs car « il n’obère pas les capacités d’investissement des entreprises pour diminuer l’impact environnemental de leur activité » et en termes social, car « les compagnies les moins respectueuses du droit social de leurs salariés sont celles qui pratiquent les tarifs les plus bas, les plus déconnectés de la réalité des coûts réels du transport aérien ».

Cette position a été défendue par le syndicat mercredi au cours d’une réunion de concertation, organisée par le ministère de la Transition écologique, pour la mise en œuvre dans l’aérien des mesures issues de la convention citoyenne pour le climat. L’une des mesures proposées par la convention vise à adopter une éco-contribution calculée en fonction de la distance parcourue.

Une écotaxe évaluée à 4,2 milliards d’euros

Dans une étude d’impact consultée par l’AFP, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) évalue le coût de cette mesure pour les compagnies aériennes à 4,2 milliards d’euros en 2021. L’Union des aéroports français (UAF) a estimé mercredi qu’elle représenterait « le coup de grâce à la connectivité des territoires ». « Notre objectif, c’est de verdir les avions, pas de ne les rendre accessibles qu’aux riches », a de son côté estimé dans un tweet le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, en indiquant qu' »il y aura un débat démocratique sur l’écotaxe ».

Entre mars et août 2020, les aéroports français ont enregistré une chute de 81% de leur trafic, soit 87 millions de passagers en moins, selon l’UAF.

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