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Le sort d’Axis Airways se décide aujourd’hui et vendredi

C’est un industriel marseillais qui pourrait reprendre la compagnie en redressement judiciaire depuis le 13 octobre. Son tour de table rassemble deux voyagistes et tente d’y intégrer la compagnie israélienne Arkia.


Axis Airways, compagnie basée à Marignane sera fixée en partie sur son sort aujourd’hui. C’est en effet ce mercredi 29 novembre que le Conseil Supérieur de l’Aviation Marchande doit statuer sur le maintien de sa licence de navigation aérienne. Et vendredi 1er décembre, le Tribunal de commerce d’Aix-en-Provence se prononcera sur le plan déposé mi-novembre.

Principal porteur de ce plan, le chef d’entreprise marseillais Sylvain Ammar, via sa société International Sport Fashion (importateur de sportswear de marque – 22 millions d’euros de CA et 70 salariés). Il s’associe au TO français Sarah Tours (installé à Strasbourg) spécialisé dans les voyages à destination d’Israël, dirigé par Raphaël Trojmann. Les deux partenaires se partageraient 58,73% du capital. Gamma Travel (TO spécialisé sur la Tunisie) avec 15,87%, Bérenger Voyages (Paris) avec 11,11% et Prado Finance qui descendrait de 65 à 14,29%, complèteraient le tour de table. Nous perdons le contrôle d’Axis, mais nous sommes contents d’avoir pu organiser un tour de table pour offrir une porte de sortie à la compagnie, commente Huang Chen, directeur général de Prado Finance, un fonds belge de capital risque.

Sylvain Ammar, qui prendrait la présidence du conseil d’administration de la compagnie rebaptisée New Axis Airways, veut absolument protéger le pavillon français d’Axis. Nous allons apporter de la rigueur dans une gestion qui manquait de sérieux. Il y avait trop de charges par rapport au chiffre d’affaires. Tout ceci en sauvant 71 emplois sur 160. Gilles Bourges, actuel directeur des opérations aériennes d’Axis Airways, en deviendrait le directeur général.

Une inconnue demeure toutefois: la présence ou non d’Arkia, la compagnie charter israélienne. Les discussions continuent avec deux options : soit Arkia entre dans le capital à hauteur de 15%, soit nous signons ensemble une convention de développement stratégique et commerciale pour partager des vols, l’achat de carburant, la maintenance.., confie Sylvain Ammar.

 


  

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