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Le poids des mots et le creux des idées

Le conflit qui oppose les TO et les réseaux sur les taux de commission met en évidence la dureté d’une relation commerciale où chacun y va de son argument massue.

Lors d’un précédent édito qui m’avait valu quelques gracieux commentaires, j’avais évoqué la surenchère et la violence verbale qui sévit dans notre secteur. C’est sans hésitation aucune que je reviens donc sur le sujet, au vu des propos à couteaux tirés qu’échangent aimablement les producteurs et les distributeurs.

Le conflit qui oppose les TO et les réseaux sur les taux de commission met en évidence la dureté d’une relation commerciale où chacun y va de son argument massue. Dans ce contexte de "marche ou crève", les congrès de fin d’année sont un terrain tout trouvé pour les belligérants. Après le congrès Manor où le président de TUI France, Pascal de Izaguirre, avait relancé les hostilités, c’est chez TourCom qu’il faut trouver la réponse du berger à la bergère. Et Richard Vainopoulos, patron du réseau volontaire, de remettre vertement les TO à leur place en affichant une fin de non-recevoir sur une éventuelle négo des rémunérations.

Les petites phrases assassines

Mais, une fois passées les petites phrases assassines et les menaces sous cape, tout le monde se retrouve main dans la main autour d’un dîner de gala ou pour écouter qui un philosophe, qui un sociologue, qui un journaliste venant expliquer comment envisager sereinement l’avenir. Mieux, ce sont ces mêmes fournisseurs qui se disent pris dans l’étau des distributeurs qui financent en partie les congrès de ces derniers, au titre de partenaires privilégiés ! Bon, on offrira bien un joli trophée aux uns et aux autres, histoire de faire passer la pilule, mais très franchement, à quoi ça rime tout cela ?

Dans son discours de clôture du congrès TourCom, Richard Vainopoulos faisait un parallèle entre les irréductibles Gaulois et les agences distributrices. Bien vu, car en effet comme dans les albums d’Astérix, tout le monde fini par festoyer joyeusement en oubliant ses querelles. Mais attention, car à la fin de l’histoire, la vraie, c’est Jules César qui a gagné…

Par Laurence Rousseau, directrice de la rédaction.

Retrouvez l'édito, nos enquêtes et articles dans le magazine n°3047 à paraitre ce matin.

 

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