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Le pavillon français résiste… pour l’instant

D'après la DGAC, la part du trafic des compagnies aériennes françaises est passée à 47,3% en 2012, en légère baisse de 0,3 point contre environ 1 point les années précédentes.

Les compagnies aériennes françaises, via la Fnam (Fédération nationale de l'aviation marchande) et le Scara (Syndicat des compagnies aériennes autonomes), multiplient les alertes sur « la disparition du pavillon français » et plaident pour des mesures fortes afin de sauvegarder sa compétitivité. Pourtant, d'après le bilan de la DGAC, le pavillon français, en termes de trafic, a bien résisté en 2012. Sa part de marché est désormais de 47,3%, soit une baisse de 0,3 point, alors, qu'entre 2000 et 2010, elle a chuté de 59,9% à 48,7%, soit un recul de près d'un point par an.

 

Véritable inflexion ou simple épisode conjoncturel ?

 

Dans le détail, en 2012, Air France et ses différentes filiales françaises ont transporté 52,5 millions de passagers, soit une croissance de 3%. Aigle Azur (+6%), Air Méditerranée, (+19%), Air Caraïbes, (+2%) ou XL Airways (+1%) ont également enregistré une hausse du trafic qui a compensé les baisses de CorsairFly (-6%), Air Austral (-10%) ou Europe Airpost (-15%). Le pavillon français a surtout gagné des parts de marché sur les liaisons internationales, avec une croissance du trafic de près de 7,7% vers l'Europe et de 6,3% sur l'Afrique.

En revanche, l'évolution est plus inquiétante sur le trafic intérieur. « La concurrence des compagnies low cost fait chuter de 3 points la part du pavillon français sur les vols domestiques en 2012 », explique la Fnam dans son bilan annuel. Sur les liaisons internes, le trafic des compagnies étrangères a ainsi progressé de près de 30% alors que celui des compagnies françaises a reculé d'1%. Et la situation ne devrait pas s'arranger cette année compte tenu de la baisse des capacités d'Air France sur son réseau suite à la suppression de plusieurs fréquences ou lignes au départ d'Orly Sud et des bases de province.

2013 pourrait donc marquer un nouveau recul du pavillon français sur le trafic intérieur et peut-être également vers l'Europe. Les grands gagnants seront les low cost, avec des petites compagnies comme Volotea, qui affiche 200 000 passagers en 2012 pour sa première année d'exploitation ou des poids lourds comme Vueling, passé de 1,6 à 2,6 millions de passagers en trois ans. La grande rivale d'Air France, easyJet, passée de 10 à 15 millions de passagers entre 2010 et 2012, devrait également enregistrer une forte croissance.

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