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Le musée du Louvre est à « bout de souffle »

En crise depuis le spectaculaire cambriolage survenu en octobre dernier, le musée du Louvre doit engager d’importants travaux pour rénover ses équipements vieillissants.

Le musée du Louvre traverse une période de fortes tensions, marquée par les conséquences du spectaculaire cambriolage du 28 octobre dernier. Auditionné mercredi 16 juin devant une commission du Sénat, son président Christophe Leribault qui a remplacé Laurence des Cars, poussée à la démission en février dernier, dresse un constat alarmant sur l’état général de l’établissement.

« On peut le dire sans ambages : malgré son imposante majesté, malgré l’engagement quotidien de ses équipes, c’est un Louvre à bout de souffle », a-t-il déclaré. Il estime que les infrastructures et équipements du musée arrivent « en fin de cycle ». Selon lui, l’institution fait désormais face à un véritable « mur d’investissements » pour assurer sa modernisation.

Un projet de rénovation à un milliard d’euros

« Nous sommes donc à la croisée des chemins, les urgences bâtimentaires s’accumulent », continue Christophe Leribault. Selon lui, plus de 10 000 vases grecs devaient notamment être déplacés pour mener à bien les travaux d’une des ailes du Louvre. Dans ce contexte, le président a défendu la « nécessité absolue » de mener à bien le colossal projet de rénovation du musée, baptisé « Louvre Nouvelle Renaissance », évalué à plus de 1 milliard d’euros.

S’agissant de la sécurisation du musée, Christophe Leribault affirme « prendre à bras-le-corps les urgences qui s’imposent » et annonce la mise en place, à partir de janvier 2027, du nouveau système de surveillance vidéo périmétrique. « Nous avons, bien sûr, installé en urgence quelques caméras supplémentaires dans des endroits absolument névralgiques dont on avait constaté la déficience. Mais on ne peut pas recréer tout un nouveau réseau avec des centaines de caméras sans renforcer l’armature technique », a-t-il expliqué, annonçant la création en octobre d’un nouveau PC sécurité.

Le traumatisme du vol est toujours « très vif »

Le poste de coordinateur sécurité, dont la création avait été annoncée dans la foulée du cambriolage, est confié à Olivier Goupil, ancien commissaire divisionnaire et jusque-là responsable de la sécurité à la RATP, a annoncé le dirigeant. Selon lui, « la meurtrissure du vol et le traumatisme des mois qui ont suivi sont toujours très vifs » au sein du musée.

Ce diagnostic intervient alors que le musée est engagé dans une réflexion plus large sur son avenir, après le choc du casse d’octobre. Le vaste plan de rénovation annoncé en 2025 est désormais appelé à évoluer, afin d’intégrer davantage les enjeux de sûreté et de répondre aux failles mises en lumière par l’incident, selon les autorités de tutelle.

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