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Le Maroc en pleine effervescence

A quatre ans de l’échéance de son plan de développement touristique, le Maroc lance des projets tous azimuts, soutenus notamment par la création d’un fonds d’investissement hôtelier.

Le Maroc est en pleine forme. Pour s’en convaincre, il suffisait d’assister le week-end dernier à la 6e édition des Assises du tourisme marocain à Tanger. Débats passionnants et passionnés, le rendez-vous, désormais annuel, a été l’occasion de dresser un bilan, à mi-parcours, du grand projet Vision 2010, présenté en 2001. Lequel peut se résumer en quelques chiffres, ambitieux : 10 millions de touristes, 160 000 lits supplémentaires, 600 000 emplois créés, un investissement global de 90 milliards de dirhams (8 milliards d’euros environ).

Si la partie n’est pas encore gagnée, la dynamique entreprenante qui enfièvre les différents secteurs de l’économie marocaine est bluffante. Et l’augmentation constante du nombre de touristes plus qu’encourageante. Face aux 2,6 millions de touristes d’il y a 10 ans, le Maroc en a accueilli 5,84 millions en 2005, selon le ministère du Tourisme. La France arrive en tête avec 1,3 million de visiteurs, soit une progression de plus de 12 % par rapport à 2004. Et il n’y pas que l’Hexagone qui plébiscite le royaume chérifien. Les Espagnols et les Britanniques ont enregistré une progression respective de 16 et 29 % l’an dernier.

Le tourisme est ainsi logiquement devenu le premier pourvoyeur de devises, avec 41,05 milliards de dirhams (3,7 milliards d’euros) en 2005. De quoi être confiant en l’avenir même si plusieurs participants aux Assises ont insisté sur le retard pris dans la formation des professionnels marocains. Et si des marchés comme l’Italie ou l’Allemagne sont encore largement sous-exploités, faute de produits à leur goût. Le challenge est clair : Le tourisme ne se développera que si le Maroc réussit à créer de nouvelles marques fortes dans son portefeuille au-delà de Marrakech et Agadir.

La fin des premiers chantiers

Le plan Azur, qui vise la création de six stations touristiques aux caractères très différents, va dans ce sens. L’une s’adossera au désert, l’autre sera spécialisée sur le golf, la troisième – Essaouira, l’ancienne Mogador – visera davantage un tourisme culturel, Port Lixus, proche de Tanger, une clientèle affaires, incentive et thalasso. Dans un avenir proche (les premiers chantiers sont en cours de finition), viendront ainsi s’ajouter 160 000 lits, de Plage Blanche, au sud d’Agadir, à Saidia sur les bords de la Méditerranée.

Pour accélérer encore le développement hôtelier dans le pays, un fonds d’investissements marocain de 2,5 milliards de dirhams (230 ME) a été mis sur pied. Sa création, auquel s’associeront des banques, des caisses de retraite et l’Etat marocains, a été l’une des principales conclusions des 6è Assises. Le fonds pourra lever localement, à moyen terme, des crédits supplémentaires de cinq milliards de dirhams (450 ME) dans le but d’augmenter la capacité hôtelière, a annoncé le ministre du Tourisme marocain Adil Douiri.

500 000 lits à l’horizon 2010

Le Maroc compte actuellement 250 000 lits et il lui faut impérativement en créer presque le double pour pouvoir assurer l’accueil des 10 millions de touristes escomptés en 2010. Côté aérien, le même dynamisme est de mise. Le pays a signé un accord ouvrant son ciel aux compagnies de l’Union européenne, afin de créer plus de 100 fréquences aériennes supplémentaires par semaine.

A cela s’ajoute la venue de compagnies low cost, dont la nouvelle Jet4You (dont 40 % du capital sont détenus par TUI), qui opère déjà au départ d’Orly. Quant aux aéroports, ils inaugurent tour à tour leurs nouveaux terminaux internationaux (Marrakech, Agadir et Casablanca).

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