"Les nouvelles mesures de restrictions ont eu un fort impact dans des secteurs comme l’hôtellerie, la restauration, les cafés, le tourisme, l'événementiel, le sport ou la culture, a indiqué jeudi sur Twitter Bruno Le Maire. Nous avons décidé d'adapter les dispositifs à la situation sanitaire." Le fonds de solidarité est désormais élargi aux entreprises de moins de 50 salariés, contre moins de 20 salariés précédemment, a précisé le ministre de l'Economie. Et ce, sans condition de chiffre d'affaires. Ce dispositif a montré "toute son efficacité depuis le début de la crise", a-t-il ajouté sur Twitter. "Il a bénéficié à plus de 1,7 million d’entreprises. Mais il ne permet pas de couvrir toutes les situations. Nous le renforçons (donc) de manière significative."
Jusqu'à 10 000 euros par mois
Pour aider les sociétés en souffrance, le montant du fonds a été récemment consolidé, puisqu'il prend désormais en charge une perte de chiffre d'affaires allant jusqu’à 10 000 euros par mois*. Afin d'en bénéficier, il suffit de se rendre sur le site Impots.gouv.fr pour effectuer une demande déclaratoire. Le renforcement du fonds de solidarité, qui s'ouvre aussi à de nouvelles professions comme les loueurs de voiture, complète d’autres dispositifs déjà déployés pour les secteurs faisant l’objet du plan tourisme. Bruno Le Maire a notamment rappelé que la prise en charge à 100% de l'activité partielle se poursuivait jusqu'à la fin de l'année 2020 pour les entreprises du secteur du tourisme, de l'événementiel, de la culture et du sport. Objectif : "protéger les salariés et compétences, pour rebondir plus vite ensuite". Le dernier coup de pouce gouvernemental, c'est l'exonération des cotisations sociales, sous conditions. "S'il faut à nouveau, dans les semaines et les mois qui viennent, ajuster tel ou tel dispositif, pour qu'il soit plus efficace (...), nous le ferons", a assuré le ministre.

