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La SNCM touche le fond

Le dépôt de bilan de la compagnie semblait inévitable au moment de notre bouclage, les syndicats majoritaires refusant catégoriquement le plan proposé par l’Etat.

Les trois allers et retours ministériels, les dernières concessions de l’Etat et le vol en éclat de l’unité syndicale (FO et les officiers de la compagnie ont cessé la grève) n’auront pas suffit à désamorcer le conflit à la SNCM. A défaut de reprise de l’exploitation et de mise en oeuvre du plan proposé par les pouvoirs publics, Bruno Vergobbi, Pdg du transporteur, très silencieux jusqu’à présent, se préparait au moment de notre bouclage à déposer le bilan, une démarche inévitable selon lui.

Un coût de 1,5 ME par semaine

La SNCM sombre en effet commercialement (-15 % de passagers attendus cette année) et financièrement, avec 20 millions d’euros de déficit après la fin de la saison estivale (29,7 millions pour toute l’année 2004) et 150 millions d’euros d’endettement. Selon la direction, le conflit, qui a débuté le 26 septembre, coûterait 1,5 million d’euros par semaine.

Lundi dernier, un conseil d’administration avait validé le plan gouvernemental de privatisation, rejeté par les syndicats. Il prévoit une répartition du capital comme suit : 38 % pour le fonds d’investissements Butler Capital Finances, 28 % pour Connex, 25 % conservés par l’Etat et 9 % aux salariés. Cette reprise s’accompagnerait de 350 à 400 départs (sans licenciements secs) pour un coût de 40 MEsupporté par l’Etat, en plus de l’apurement du passif.

Ultimes concessions : les pouvoirs publics s’engagent à conserver la SNCM si elle ne réussit pas à décrocher l’appel d’offres de Délégation de service public pour la desserte de la Corse en 2007, et à conserver la flotte actuelle (11 navires). En vain, le conseil général et la CGT ont réclamé l’arrivée de la Caisse des Dépôts et Consignations au capital comme garante de la pérennité de la compagnie . Le STC (Syndicat des travailleurs corses) a pour sa part refusé d’aller si loin et semble désormais souhaiter le dépôt de bilan, avec l’espoir de voir renaître sur les cendres de la SNCM une nouvelle compagnie régionale corse.

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