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La reprise souffle sur l’Arabian Travel Market

La 29e édition de l’Arabian Travel Market (ATM) a ouvert ses portes pour 4 jours à Dubaï comme un symbole de la reprise touristique post-pandémie et notamment pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

Fort des possibilités d’investissement des riches pays du Golfe, il se veut surtout le nouveau lieu pour présenter les innovations technologiques et projets liés au tourisme durable. Comme un témoignage de la reprise du tourisme international, les allées de l’Arabian Travel Market (ATM) étaient bondées cette semaine au Trade Center de Dubaï.

Après une édition 2021 tronquée en raison du Covid, le salon professionnel qui a ouvert ses portes le 9 mai a vu ses surfaces regrossir de 85% grâce à ses 1 500 exposants et 112 destinations représentées. De fait, l’argent semble couler à flot avec des stands gigantesques comme on en a rarement vu à l’IFTM-Top Resa. Emanant des acteurs du golfe persique, ils prennent leurs aises sur plusieurs étages, agrémentés d’immenses projections vidéos au volume sonore élevé afin de marquer les esprits.

L’Arabie Saoudite en invitée d’honneur

Rivalisent dans cette course à la démesure : Dubaï l’organisateur du salon et sa compagnie Emirates qui présente sa nouvelle Premium Economy et les futurs aménagements de ses B777. Etihad qui elle lève le voile sur sa nouvelle classe Economy. Qatar Airways qui lance un partage de codes avec Virgin Australia et piaffe d’impatience de transporter les visiteurs de la coupe du Monde de Football 2022… Sans oublier l’Arabie Saoudite, invitée d’honneur de cette édition de l’ATM qui met notamment en avant la destination Alula, avec à sa tête l’américain Phillip Jones, l’ancien CEO du Dallas Convention & Visitors Bureau.

© Stéphane Jaladis

Les autres Emirats (Ras Al Khaimah, Ajman, Sharjah, Fujairah…) ne sont pas en reste tout comme certaines destinations régionales (l’île de Saadiyat à Abu Dhabi, Oman, Bahreïn, l’Egypte, la Jordanie…) et internationales, ces dernières réunies par continents. Très étonnant, voire choquant, de voir un stand de la Syrie venue promouvoir ses sites touristiques ou ce qu’il en reste après plus de dix ans de guerre. Dans une moindre mesure, l’Irak et le Liban sont également de la partie.

Accor pour représenter la France

A la différence de la destination France qui n’était représentée que par le groupe Accor (mais pour ses enseignes très implantées dans les Emirats), les hôtels Marriott de Paris et Cannes, le Méridien Etoile Paris, et le nouveau grand magasin de La Samaritaine !

Le thème de cette 29ème édition du salon (dont une version était « le Future du voyage et du tourisme international », était l’occasion pour chacun d’assister à un important programme de conférences, d’échanger ses chiffres sur la reprise d’activité pour le loisir comme le business travel (avec la présence en force de l’association GBTA), de présenter ses derniers produits et ses innovations technologiques.

Jochem-Jan Sleiffer, président pour le Moyen-Orient, l’Afrique et la Turquie d’Hilton estime ainsi « avoir retrouvé les niveaux d’activité de 2019 ». Bilal Kabbani, chef du département Travel & Tourism de Google, est lui venu exposer sa vision du marché du voyage et les projet de son groupe jurant « que Google ne deviendra pas une agence de voyages mais restera une plateforme sur laquelle les internautes viennent réserver directement chez un prestataire pour trouver un prix ou un produit ». Une édition virtuelle de l’ATM est en outre prévue les 17 et 18 mai.

La nécessité de s’engager dans un tourisme durable

Dans ce monde post-Covid, les nouveautés technologiques (avec l’ATM Travel Tech) et les initiatives en matière de développement durable ont été particulièrement mises en avant par les experts, professionnels et exposants : compagnies aériennes, tour-opérateurs, hôteliers, destinations… Et tout particulièrement par Dubaï qui en avait déjà fait l’un des thèmes majeurs de son Exposition Universelle.

« Au travers d’un concours, nous récompensons chaque année les hôtels engagés dans le tourisme durable et qui multiplient les initiatives pour réduire l’utilisation de l’eau, de l’électricité, du plastique…. », me précise Issam Kazim, le Chief Executive Officer de Dubaï Corporation pour le Tourisme, Commerce et Marketing (Dubaï Tourism).

Au sortir de l’Expo 2020, évènements qui a totalisé près de 23 millions d’entrées, Dubaï profite du salon pour promouvoir son futur positionnement qui se veut plus responsable. « L’enjeu n’est plus d’avoir la plus grande tour ou la grande attraction mais d’améliorer la qualité de vie afin de faire de Dubaï la meilleure ville du monde pour vivre, travailler et investir», insiste-t-il.

Dubaï espère un retour rapide aux 16 millions de touristes de 2019

De nouveaux et futurs résidents qui deviendront selon lui les meilleurs ambassadeurs de cet Emirat à la skyline futuriste. « Pendant la pandémie nous avons multiplier les visas avec le Free-lance visa pour les télétravailleurs, le Retirement visa pour les retraités et le Gold visa pour les personnes très qualifiées ou celles qui souhaitent investir à Dubaï ».

Sans se fixer d’objectif, il espère un retour rapide aux 16 millions de touristes de 2019 et oublier les mauvais chiffres de 2020 (5,5 millions) et 2021 (7,28 millions), insuffisants pour remplis les quelque 600 hôtels que compte désormais Dubaï. 

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