La justice valide une nouvelle fois le projet d’extension de l’aéroport de Nice
Des opposants à l’extension de l’aéroport Nice-Côté d’Azur voient leur recours rejeté par la cour administrative d’appel de Marseille.
La cour administrative d’appel de Marseille a rejeté jeudi 18 septembre le recours d’un collectif d’opposants à l’extension de l’aéroport de Nice, dont les travaux sont déjà bien entamés.
En décembre 2023, la cour avait ordonné une nouvelle étude d’impact, sans pour autant suspendre les travaux. L’étude initiale avait porté sur les répercussions des nouveaux bâtiments sur l’environnement, et la nouvelle a dû analyser l’impact de l’augmentation potentielle du trafic aérien.
25 000 m² et six nouvelles salles d’embarquement
Les travaux d’extension du terminal 2 de l’aéroport de Nice, de 25 000 m², prévoient la livraison en 2026 de six salles d’embarquement supplémentaires et d’une salle d’enregistrement et de livraison des bagages.
Les opposants au projet estiment que ces travaux permettront jusqu’à 30 000 vols supplémentaires par an, avec 400 000 tonnes de CO2 en plus et une hausse de 25% de la pollution atmosphérique.
Pour l’aéroport, il s’agit avant tout d' »adapter les infrastructures à l’évolution prévisible du volume de passagers à traiter, sans impact sur les capacités aéronautiques ». Ainsi en 2024, l’aéroport a enregistré un record de 14,8 millions de passagers, dépassant pour la première fois les 14,5 millions de 2019, mais avec 2% de mouvements d’avions commerciaux en moins, grâce à un meilleur taux de remplissage des appareils.
L’aéroport assure prévoir même une baisse des émissions de gaz à effet de serre à l’avenir, grâce essentiellement de l’amélioration des performances des avions.
Plusieurs avis favorables
À la suite de la nouvelle étude d’impact, une commission avait rendu début 2025 un avis favorable, tout en recommandant des mesures régulières des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique. Et la préfecture avait validé le nouveau permis de construire.
Dans ces conditions, la cour administrative d’appel a estimé jeudi que le vice lié au caractère trop limité de la première étude d’impact avait été régularisé.
Anticipant cette décision, les opposants au projet avaient organisé le 6 septembre une cérémonie funéraire devant le front de mer pour enterrer symboliquement « la santé, l’environnement et le bien-être » des habitants.
