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La croisière rebat ses cartes à Marseille

Grandes manoeuvres en vue dans le port phocéen l’an prochain. Royal Caribbean et NCL débarquent, Louis Cruises met les voiles. Et CDF promet d’y être la compagnie numéro 1.

Une nouvelle chasse l’autre au port de Marseille. Et la dernière n’est pas bonne : Louis Cruises ne programmera aucune croisière au départ du port phocéen à l’été 2012, après avoir annulé les départs prévus l’hiver prochain. C’est au mieux un désengagement, au pire un retrait pur et simple, même si « la compagnie parle d’un retour en 2013 », commente Jacques Truau, le président du Club de la Croisière Marseille Provence. Pour le port, cela représentera en tout cas 90 escales perdues en 2012. Raison de ce retrait : la compagnie grecque ne veut plus faire naviguer le Coral et l’Orient Queen, les deux bateaux qu’elle positionne actuellement sur Marseille et qu’elle cherche à vendre.

L’ennui, c’est que Louis Cruises est, avec Costa et MSC, co-gestionnaire du terminal de croisière. Quid de l’avenir de ce consortium ? « Il est trop tôt pour répondre, estime Erminio Eschena, le DG de MSC en France. La décision n’est pas prise, elle dépend des armateurs. » Selon Jacques Truau, Louis Cruises aurait toutefois manifesté l’intention de « maintenir son actionnariat ». Le sujet est d’autant plus délicat que le consortium finance les travaux du deuxième terminal de croisières du port, qui doit ouvrir l’an prochain. Un chantier qui portera à quatre le nombre de quais pouvant accueillir simultanément de grands navires, contre deux actuellement avec le premier terminal. Preuve que cette montée en puissance porte déjà ses fruits, le port a reçu durant l’été, avant même la décision de Louis Cruises de se désengager, deux confirmations, positives cette fois : Royal Caribbean et NCL (Norwegian Cruise Line) vont y proposer des embarquements en 2012. La première positionnera le Grandeur of The Seas pour sept dates, la seconde son gigantesque Norwegian Epic pour dix départs. Un déploiement logique pour Royal Caribbean (il accompagne l’ouverture du bureau en France), mais qui s’est avéré beaucoup plus difficile à obtenir chez NCL. « On a dû négocier six mois avec la direction », explique Cédric Rivoire-Perrochat, DG d’Échos du large, l’agent général de la compagnie en France. « L’autre raison de leur venue, c’est que les deux compagnies ont du mal à s’implanter dans les ports italiens, dominés par Costa et MSC », estime Jacques Truau. Pour le président du Club de la Croisière marseillais, l’arrivée des américaines va donc contribuer à atténuer les effets du départ de Louis Cruises. Sans oublier que CDF-Croisières de France positionnera l’an prochain son nouvel Horizon, bateau deux fois plus grand que l’actuel Bleu de France. « On était le deuxième client du port cette année, avec 20 000 passagers en tête de ligne, derrière Louis Cruises, annonce Antoine Lacarrière, DG de CDF. L’an prochain, on sera le premier, avec 55 000 pax embarqués. » Un leader chasse l’autre

90 escales perdues en 2012 pour le port de Marseille

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