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L’île Maurice baisse ses prix

Campagne de communication axée sur les prix, baisse des tarifs aériens, vols supplémentaires : les professionnels soutiennent la demande sur le marché français, après une année décevante.

Sept nuits en demi-pension à l’hôtel 4b le Canonnier, vol inclus, à partir de 995 E (hors taxes d’aéroport) : de mémoire de vendeurs, on n’avait jamais vu une telle offre promotionnelle pour l’île Maurice ! Ce prix d’appel proposé par Beachcomber Tours participe à l’importante campagne de communication destinée à relancer la destination sur le marché français, après une année 2003 décevante (baisse de 1,3 % du nombre de visiteurs – 200 229 – en provenance de l’Hexagone). Initiée par Air Mauritius, avec le concours d’Air France, des principaux TO et chaînes hôtelières présentes sur place, elle met l’accent sur les tarifs, avec des forfaits très compétitifs pour les périodes mai-juin et septembre-octobre, traditionnellement plus creuses.

Cette campagne intervient alors que le projet d’une troisième compagnie sur l’axe Paris-Maurice, actuellement monopolisé par Air Mauritius/Air France, revient sur le devant de l’actualité. A tel point que la question n’est plus de savoir si un troisième opérateur doit se poser sur l’île, mais quand. Et qui ? L’arrivée d’une nouvelle compagnie est acquise, confirme Alexandre Espitalier-Noël, directeur marketing France de Naïade, qui préférerait Corsair à Star Airlines.

Reprise en janvier et février

Du côté de Solea Vacances, on se veut serein : L’arrivée d’une nouvelle compagnie, à raison d’un vol par semaine, ne changera pas fondamentalement la donne et sera même une bonne chose pour les hôteliers en haute saison, confie Nathalie Bueno, directrice commerciale. Air Mauritius qui, parallèlement revoit ses prix à la baisse (à partir de 799 E HT l’aller-retour) et propose un vol par semaine en plus en juillet et août, espère seulement que l’Etat mauricien (son principal actionnaire) lui laissera jusqu’en 2005 pour se préparer à cette nouvelle concurrence.

En attendant, il semble que les Français aient retrouvé le chemin de l’île Maurice. Philippe Brieu, directeur marketing et des ventes d’Air Mauritius, fait état d’une hausse de la clientèle française en janvier et février, respectivement de 10,8 % et de 8 %. En charge de la communication de l’office du tourisme de l’île à Paris, Patrick Sironval confirme un bond de 7,9 % pour les deux premiers mois de l’année. Rémy Sabarros, directeur des hôtels Beachcomber, est plus nuancé : Depuis le début de l’hiver, nos ventes sont atones. Ceci s’explique par la forte hausse de fréquentation que nous avions enregistrée sur la même période il y a un an, mais également par la concurrence exercée par des destinations comme les Maldives ou la République dominicaine.

Toujours plus d’hôtels

Confiant pour les mois à venir, avec notamment une forte hausse du nombre des réservations pour les mois de mai et septembre, ce dernier s’inquiète toutefois des projets hôteliers en cours sur l’île. Pas moins de cinq établissements ouvriront leurs portes d’ici à la fin de l’année. Chez Naïade, Alexandre Espitallier-Noël estime pour sa part qu’il est aujourd’hui risqué d’ouvrir de nouvelles unités alors que les voyagistes réduisent leur production en concentrant leur offre sur une ou deux chaînes. Ce recentrage sera particulièrement sensible dans les brochures de l’hiver prochain. Une chose est sûre, il n’y aura pas de place pour tout le monde et nombreux sont ceux qui estiment que, d’ici quelques années, certaines chaînes risquent de con- naître des désillusions.