Si la France parvient à maintenir une légère hausse des réservations hôtelières estivales (+1,62% au 15 juin par rapport à 2024), elle le doit avant tout à sa clientèle domestique et à certains marchés européens, dans un contexte global marqué par un net recul des flux internationaux, souligne SiteMinder. Pour mémoire, la France a enregistré un record des 100 millions de touristes internationaux en 2024, selon Bercy.
Des baisses en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis
Les autres marchés enregistrent leur premier recul depuis le Covid, note la plateforme de distribution hôtelière SiteMinder basée à Sydney. Ainsi les arrivées en Allemagne reculent de 11,78%, celles au Royaume-Uni de 13,95%, au Canada de 9,27%, et aux États-Unis de 7,99%.
À travers ses données, SiteMinder explique aussi que les comportements des voyageurs continuent d’évoluer. Les réservations sont désormais plus tardives, avec une fenêtre moyenne qui passe à 108 jours contre 119 en 2024.
Par ailleurs, les séjours sont légèrement plus courts. La durée moyenne tombe à 2,51 jours, contre 2,56 l’année précédente. Ces évolutions traduisent un besoin accru de flexibilité et d’adaptabilité pour les professionnels du secteur.
"Nécessité d’adapter les stratégies tarifaires"
Killian Defois, Country Manager France chez SiteMinder, souligne que « l’avenir du secteur hôtelier dépendra de sa capacité à réagir rapidement face à une demande de plus en plus volatile ». Il met en avant « la nécessité d’adapter les stratégies tarifaires en temps réel, notamment en anticipant les nouveaux comportements de réservation et les arbitrages budgétaires des voyageurs ».