Hôtellerie : le groupe Machefert sort de redressement judiciaire
Le tribunal de commerce de Paris a validé, ce 15 juillet, le plan de continuation du groupe Machefert, officialisant ainsi sa sortie de redressement judiciaire.
Engagé depuis cinq ans dans un processus de restructuration complexe à la suite de la crise sanitaire liée au Covid-19 et d’une cession de créances à un fonds qualifié d’activiste, le groupe indépendant fait savoir qu’il a préservé les emplois de près de 350 collaborateurs, et poursuivi l’exploitation de ses établissements.
Afin de préserver son modèle entrepreneurial familial, l’entreprise s’est appuyée sur plusieurs procédures amiables et collectives, fait savoir un communiqué.
Cession d’actifs à hauteur de 180 millions d’euros
Le plan de continuation a été élaboré en collaboration avec l’administrateur judiciaire et repose notamment sur un financement structuré apporté par le fonds Bain Capital, ainsi que sur une cession partielle d’actifs pour un montant total de 180 millions d’euros. Cette opération permet d’apurer le passif, de stabiliser les opérations et de poser les bases d’un nouveau cycle de développement.
Dans le cadre de ce plan, trois actifs hôteliers seront cédés. Deux d’entre eux resteront toutefois exploités par le groupe via des contrats de management. Parallèlement, le groupe Machefert prévoit de poursuivre sa stratégie de montée en gamme, avec la rénovation de cinq hôtels. Parmi les axes de développement annoncés figurent également la consolidation du portefeuille, la création d’une école interne dédiée aux talents du groupe. Sans oublier l’intégration d’outils d’intelligence artificielle pour améliorer l’expérience client. Ainsi qu’un déploiement ciblé d’opérations de croissance externe, à Paris comme en régions.
Fondé en 1992, le groupe Machefert se positionne comme un acteur de la « boutique-hospitality ». Il possède, principalement à Paris, mais aussi à Saint-Tropez et Marrakech, plusieurs hôtels, restaurants, bars et salles événementielles.
