Hervé Novelli fait du charme aux agences
Le nouveau secrétaire d’Etat chargé du Tourisme a prononcé son premier discours, lors de la 3e Convention nationale des agents de voyages, à Biarritz.
Deux jours à peine après avoir pris ses fonctions, Hervé Novelli, nouveau secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, a fait sa première apparition publique lors de la 3e Convention nationale des agents de voyages, organisée par le Syndicat national des agences de voyages (Snav), du 19 au 21 mars derniers, à Biarritz.
Rompant avec les habitudes de son prédécesseur Luc Chatel, le secrétaire d’Etat a laissé au second plan le tourisme réceptif, pour évoquer principalement les problématiques du tourisme outgoing.
Protéger les emplois
On a coutume de dire que le tourisme est un vivier d’emplois non délocalisables. Nous veillerons à ce que ce soit réellement le cas pour la production et la vente de voyages, a-t-il déclaré. La concurrence d’Internet avec les agences physiques, la compétition avec les agences européennes, la montée des risques dans le monde et les changements constants des attentes de la clientèle sont à ses yeux les principales évolutions du secteur. Face à ces enjeux, il s’est dit prêt à intervenir sur le régime de la responsabilité et la réglementation de la profession, s’engageant à poursuivre le travail entamé par Luc Chatel, qui avait promis au Snav la parution prochaine du décret d’application de l’ordonnance modifiant la loi de 1992. Hervé Novelli a également évoqué la question épineuse de la TVA, qui nécessite une réforme. Concernant la montée des risques dans le monde, il entend favoriser une concertation entre le ministère des Affaires étrangères et les professionnels.
Enfin, soucieux de la protection du consommateur, il a promis des réponses juridiques aux problèmes posés par la garantie des vols secs et la vente sur Internet. Reste à savoir si ce secrétaire d’Etat, connu pour ses convictions ultralibérales, saura tenir parole.
Je suis agréablement surpris de voir qu’à peine nommé, le secrétaire d’Etat a déjà repris les dossiers de son prédécesseur et nous accorde un rendez-vous début avril, a commenté Georges Colson, président du Snav, à l’issue de ce discours.