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Guerre au Moyen-Orient : les inquiétudes de l’Umih

Selon une enquête menée par le syndicat patronal de l’hôtellerie-restauration, le conflit au Moyen-Orient entraîne des baisses d’activité pouvant atteindre -20% dans certains établissements.

Une dégradation déjà visible de l’activité. C’est ce qui ressort de cette étude réalisée du 9 au 22 avril 2026. Elle s’appuie sur les réponses de 1 209 professionnels répartis sur l’ensemble du territoire. Les résultats mettent en évidence un impact largement négatif de la guerre au Moyen-Orient. Plus de 80% des professionnels interrogés déclarent subir les effets du contexte international, dont près de 63% de manière significative.

Cette dégradation se traduit concrètement par des baisses d’activité, souvent comprises entre -5% et -20%, voire davantage pour certains établissements. Le week-end de Pâques confirme cette tendance : plus de 60% des établissements ont enregistré un recul, dont 19% une forte baisse.

Dans le détail, 74% des cafés, bars et restaurants font état d’une baisse de fréquentation, tandis que 69% des hôtels signalent une diminution de leur taux d’occupation.

Une pression économique accrue

Au-delà du recul de la demande, les professionnels doivent faire face à une hausse des coûts d’exploitation. Les matières premières sont citées par 34% des répondants, suivies par le transport des fournisseurs (25%) et l’énergie (23%).

Par ailleurs, 22% évoquent l’impact du coût des carburants sur la consommation des clients, illustrant un double effet négatif : une augmentation des charges couplée à un affaiblissement de la demande.

À l’approche de la saison estivale, les signaux restent préoccupants. Près de 62% des professionnels constatent un ralentissement des réservations, tandis que seuls 9% jugent la dynamique satisfaisante.

La saison estivale en danger ?

Les comportements des clientèles évoluent également. Les répondants observent un attentisme accru (26%), des réservations plus tardives (19%) et, dans une moindre mesure, une hausse des annulations de dernière minute (10%). En parallèle, plusieurs tendances se confirment : recul des clientèles internationales, baisse du niveau de dépense et raccourcissement des séjours.

Pour les professionnels interrogés, trois facteurs principaux expliquent cette situation. Tout d’abord, le climat d’incertitude internationale (36%). Puis la hausse du coût des déplacements (32%). Enfin les arbitrages budgétaires des ménages (29%). Dans ce contexte, le secteur fait face à une visibilité réduite à l’approche de l’été. L’évolution de la saison dépendra en grande partie de la situation géopolitique et du niveau de pouvoir d’achat des clientèles, fait savoir l’Umih.

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