IA dans le tourisme : les alertes et conseils des avocates Llop et Tarragano
L’entreprise peut-elle licencier à cause de l’introduction de l’intelligence artificielle dans l’entreprise ? En tant qu’agent de voyages ou voyagiste avec l’aide de l’IA, comment bien gérer ses relations commerciales ? Plus globalement, quelles sont les règles d’or à respecter et les écueils à éviter pour les opérateurs du secteur du voyage et du tourisme ? L’intelligence artificielle et le droit étaient au cœur de la 40e édition des Enjeux E-tourisme. Pour répondre à ces questions, nous avons réuni un tandem expert et complémentaire d’avocates qui ont partagé leurs recommandations : Marie-Laure Tarragano, avocate associée au sein de DTMV Avocats, et Emmanuelle Llop, fondatrice d’Equinoxe Avocats.
« Il y aura des entreprises gagnantes et des entreprises perdantes », a souligné maître Marie-Laure Tarragano lors des Enjeux E-tourisme, un événement organisé par L’Écho touristique et la Fevad. « Les entreprises gagnantes adoptent l’intelligence artificielle avec de l’anticipation juridique, insiste cette avocate associée au sein de DTMV Avocats. L’IA doit effectivement être intégrée comme un projet stratégique, social et juridique. Sinon elle devient un risque financier majeur. Je commence d’ailleurs à voir arriver des dossiers de sociétés qui ont déployé l’IA sans sécurisation. »
Les sociétés comme les institutions peuvent être tentées de s’emparer de ChatGPT, Gemini ou Copilot dans l’urgence, afin de réaliser des gains de productivité. Or il faut prendre quelques mesures pour bien encadrer un tel déploiement. L’IA est ainsi au cœur d’enjeux liés aux ressources humaines. Selon une étude 2025 d’Indeed, 26 % des emplois seront fortement transformés par l’intelligence artificielle.
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