Fram se coiffe d’un nouveau bonnet
Nommé à la présidence du directoire de Fram, Antoine Cachin prend la direction exécutive du groupe, secondé par Georges Colson à la présidence du Conseil de surveillance.
C’est une première pour Fram ! Le groupe toulousain est, depuis le 21 décembre, dirigé par une personnalité choisie hors du cercle familial. A l’issue d’une assemblée générale des actionnaires qui a, sans surprise, entériné le départ de Marie-Christine Chaubet de la présidence du directoire (sur fond de conflit avec son demi-frère Georges Colson, élu le 28 novembre à la tête du Conseil de surveillance), c’est Antoine Cachin qui a été propulsé à la direction opérationnelle du TO. L’ancien directeur de la stratégie du Club Med, puis président de Thomas Cook France, est un proche de Georges Colson, qui conserve parallèlement ses fonctions de président du Snav.
Une actionnaire qui pourrait compliquer la stratégie
Sur le papier, le tandem devrait avoir les coudées franches pour imposer ses vues. D’autant que les nouveaux directoire et conseil de surveillance élus le 21 décembre pour six ans sont très resserrés (respectivement six et trois membres, y compris les présidents et vice-présidents) et qu’Antoine Cachin cumule désormais les fonctions de président du directoire et de DG (poste occupé jusqu’alors par Vincent Fantini).
Cette nouvelle équipe resserrée est aussi soutenue sans réserve par le pacte d’actionnaires, Air France en tête (la compagnie, avec 8,6 % du capital, a joué les arbitres dans la crise successorale et encouragé la solution Colson). Avec 40,93 % du capital de Fram qu’elle entend conserver, et 44 % des droits de vote, Marie-Christine Chaubet, exclue également du Conseil de surveillance, reste néanmoins une actionnaire de référence, dont l’opposition pourrait compliquer la stratégie future du groupe.
En 2005, Fram a renoué avec les bénéfices (6,56 ME), après deux ans de pertes. Le chiffre d’affaires du groupe (TO, distribution…) s’est élevé à 471 ME. Le voyagiste a toutefois connu en 2006 un exercice délicat, marqué par la chute des ventes sur ses destinations phares, l’Egypte et la Turquie. La reprise est heureusement au rendez-vous depuis le 1er novembre. De quoi faciliter la tâche de la nouvelle équipe. d