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Fram pris d’un fort mal de têtes

L’assemblée générale des actionnaires du groupe, qui se tiendra le 21 décembre, pourrait entériner la révocation de Marie-Christine Chaubet de la présidence du directoire.

L’heure est encore aux spéculations sur l’avenir de l’équipe dirigeante de Fram. Il ne fait néanmoins aucun doute que l’assemblée générale des actionnaires, qui doit se tenir le 21 décembre prochain (elle a été décalée de 2 semaines), tranchera dans le vif, vraisemblablement en destituant Marie-Christine Chaubet de ses fonctions de présidente du directoire, et donc de la direction opérationnelle du groupe toulousain.

Avantage Colson…

Dans le cadre du conflit d’intérêts qui l’oppose depuis plusieurs mois à son demi-frère Georges Colson, c’est en effet ce dernier qui a repris l’avantage en se faisant élire, le 28 novembre, à la présidence du conseil de surveillance, en remplacement de Philippe Polderman (décédé le 6 novembre). D’après les textes, le conseil de surveillance a le pouvoir de nommer les membres du directoire et de proposer à l’assemblée des actionnaires leur révocation. Ces derniers ayant donné leur quitus à Georges Colson le 28 novembre, ils devraient donc continuer logiquement à soutenir le nouveau président.

La question est de savoir qui serait alors désigné à la place de Marie-Christine Chaubet, Georges Colson ne pouvant cumuler les mandats et souhaitant, a priori, conserver les rênes du Snav.

Une résistance annoncée

Quelles que soient les modalités de ce changement, qui pourrait passer aussi par un nouveau tour de table (avec une augmentation de capital et l’arrivée d’un investisseur extérieur), il redonne la main à Georges Colson. L’homme détient 39,7 % du groupe à titre personnel (dont 20 % rachetés récemment, à la faveur d’un lourd emprunt) et peut désormais se prévaloir du soutien d’Air France (8,7 %) et d’une partie de l’actionnariat familial (8,6 %). Isolée avec 40,2 % du capital, Marie-Christine Chaubet est toutefois décidée à résister, réaffirmant qu’elle ne cédera jamais ses parts, pour respecter l’engagement pris auprès de son père, Philippe Polderman. Ce qui ne place pas l’avenir de l’entreprise sous un jour très serein.

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