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Eurotunnel propose la reprise globale des actifs de SeaFrance

L’exploitant du tunnel sous la Manche s’est dit prêt à débourser 65 millions d’euros pour racheter l’intégralité des actifs de l'ancienne compagnie de ferries.

A l’occasion d’une audience au Tribunal de commerce de Paris, jeudi dernier, Eurotunnel a proposé 65 millions d'euros pour reprendre la totalité des actifs corporels et incorporels de l’ex-compagnie SeaFrance, liquidée en janvier. "Cela représente notamment les trois navires mais aussi les bâtiments, les comptoirs détenus en Angleterre, les stocks d'huile et de fioul, les ordinateurs", a précisé Me Jacques Tellache, l’avocat des ex-salariés de SeaFrance, précisant que l'offre d'Eurotunnel "avait la préférence" de ces derniers.

De son côté, le consortium Louis-Dreyfus/DFDS a proposé 30 millions d'euros pour le navire Berlioz ou 25 millions pour le Rodin, si le juge-commissaire lui autorise l'acquisition d'un seul navire, selon une source proche du dossier. Louis-Dreyfus/DFDS a également proposé d'acheter les deux navires pour 50 millions d'euros, selon la même source. Le consortium exploite deux navires sur la ligne Calais-Douvres, sur laquelle opérait SeaFrance, où il emploie au total 300 personnes, dont  "essentiellement" des ex-SeaFrance.

Trois propositions au total

Un troisième acquéreur potentiel, la compagnie Stena Line, propose quant à lui de ne racheter qu’un seul navire, le Rodin, pour 30 millions d'euros.

Si Eurotunnel obtient gain de cause, il envisage de louer les navires à la coopérative ouvrière (Scop) qui devrait être formée par d'anciens salariés de SeaFrance. Une solution qui pourrait redonner un emploi à environ 560 des ex-salariés de SeaFrance.

Le juge-commissaire du tribunal de commerce de Paris devrait faire connaître sa décision le 21 mai.

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