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P. Sala (Euromer) : « Le non-renouvellement de notre garantie financière est une aberration »

Philippe Sala, PDG d’Euromer & Ciel voyages, se bat pour vite retrouver un garant financier, après le non-renouvellement d’Atradius. Et sauver ainsi plus de 100 emplois.

En cette période de crise sanitaire, les garants financiers sont devenus plus que frileux à l’égard des entreprises du voyage. C’est ce que vit actuellement l’agence Euromer. Atradius n’a pas renouvelé sa garantie financière, comme nous l’avons écrit le 17 mars. « Sans raison et sans même nous prévenir », regrette un salarié. Conséquence immédiate, Atout France a radié l’agence de son registre des immatriculés. Or une entreprise radiée n’est plus autorisé à exercer une activité d’opérateur de voyages et de séjours, rappelle l’organisme.

« La décision de supprimer notre garantie est une aberration, commente Philippe Sala, PDG de l’agence montpelliéraine. Toutes les agences de voyages connaissent actuellement des problèmes, pas plus la nôtre que les autres. » La crise a de fait engendré un recul d’activité d’environ 80% en 2020 pour un très grand nombre de distributeurs.

Euromer et Atradius : « Le dossier est dans les mains de nos avocats »
Philippe Sala, aux commandes d’un bateau.

Plus de 100 emplois menacés

« Le non-renouvellement menace l’activité de plus de 100 salariés, et de nouveaux projets, notamment à Sète », ajoute Philippe Sala.

Représentant officiel de 24 compagnies maritimes créé en 1995, Euromer & Ciel voyages (TourCom) se bat pour traverser cette nouvelle tempête. « Notre dossier est dans les mains de nos avocats, il est évident qu’Euromer n’est pas mort. Et si le coronavirus nous prête vie, nous serons là pour longtemps. Nous allons tout faire pour que l’activité reparte, encore plus fort qu’avant la crise. »

« La crise sanitaire semble bloquer les renouvellements de garantie financière. Il va falloir un peu de patience nous a-t-on dit », complète Fabien Sala. Et le directeur commercial et marketing d’ajouter : « Euromer est sortie d’un redressement judiciaire de deux ans, le 15 janvier 2021, avec acceptation par le tribunal de commerce d’un plan de continuation sur sept ans. Nous sortions enfin la tête de l’eau. »

Environ 3 600 agences revendent les traversées maritimes d’Euromer, qui était confiante début 2020. « Nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2019, relève Philippe Sala. Nous visions le double en 2020. » Mais depuis un an, la crise du coronavirus a renversé la tendance, la plupart des ferries restant à quai.

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