Dans une interview donnée à la radio Onda Cero (voir vidéo ci-dessous), Óscar Puente, le ministre espagnol des Transports, a reproché à Ouigo, présente en Espagne depuis mai 2022, de vendre des billets « très en dessous » de leurs coûts pour les trains à grande vitesse, parlant de pratiques « profondément déloyales ». Le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez, a-t-il dit, étudie la possibilité de dénoncer Ouigo devant la Commission nationale des Marchés et de la Concurrence (CNMC).
Si pour lui la libéralisation du marché ferroviaire avait apporté « des choses positives », notamment en entraînant une baisse des prix, il a estimé qu'elle les avait « réduits à un niveau qui n'était pas tenable » pour les entreprises qui se disputent le marché. A savoir Renfe et sa filiale à bas prix Avlo, Ouigo et Iryo, filiale de la compagnie publique italienne Trenitalia. « La concurrence doit être loyale et doit permettre aux trois compagnies de faire des bénéfices ou, à tout le moins, de ne pas subir de pertes », a poursuivi le ministre.
