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Escalade de la violence à Bangkok

 

 

 

La fermeté croissante des autorités thailandaises, qui ont rejeté l’appel des manifestants à des pourparlers sous l’égide de l’ONU, douche tout espoir de compromis après trois jours d’affrontements meurtriers et un lourd bilan : au moins 29 personnes, toutes des civils, ont été tuées et 221 blessées. Le rejet de tout pourparler de cessez-le-feu est vraiment de mauvais augure, a estimé le politologue Vienrat Nethito, de l’université de Chulalongkorn. Cela garantit presque la poursuite des combats et la ville pourrait se retrouver au bord de la guerre civile. Ce week-end, les affrontements les plus intenses ont eu lieu dans le secteur de Bon Kai, sur Rama IV, une grande rue du quartier d’affaires. Le gouvernement a par ailleurs déclaré l’état d’urgence dans cinq régions supplémentaires du nord et du nord-est du pays, bastion de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, où les combats s’étendent. Les décrets d’urgence concernent désormais 22 des 76 provinces du pays. Le Quai d’Orsay a actualisé samedi 15 mai son site de conseils aux voyageurs. Il recommande la plus grande prudence à Bangkok mais précise que « les déplacements en dehors de Bangkok ne sont pas déconseillés, notamment à destination des régions touristiques du Sud.  En revanche, il est recommandé de faire preuve de prudence dans les provinces de Chon Buri, Monthaburi, Samut Prakan, Pathum Thani, Ayutthaya, Udon Thani, Chaiyaphum, Khon Kaen, Nakhon Ratchasima, Si Sa Ket, Chiang Mai, Chiang Rai, Nan, Lampang, et Nakhon Sawan où le Gouvernement a décrété l’état d’urgence. » L’aéroport international de Bangkok et les aéroports de province fonctionnent normalement et restent totalement accessibles.