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En attendant la technologie, Visit Europe déménage et se réorganise

Le tour-opérateur aux accents autrichiens repense son organisation, avant le déploiement probable du package dynamique.

Déménagement du siège, segmentation de l’offre, nouvelles destinations (Laponie, Oman, Emirats Arabes Unis) et nouvelle brochure : six mois après son arrivée, Cyril Cousin, le directeur général de Visit Europe, a déjà pris plusieurs décisions. « J’ai passé 6 mois à établir un constat, pour identifier les forces et les faiblesses de Visit Europe », explique Cyril Cousin, passé notamment par Avis, Transat France et TUI France.

Tout d’abord, le voyagiste veut réaliser des économies de fonctionnement. « C’est entre autres pour cela que nous avons déménagé de nos bureaux de Nation, il y a quelques semaines, pour des locaux bien plus modernes et conviviaux, à Nogent-sur-Marne » (Val-de-Marne), détaille-t-il. Une décision qui permet au tour-opérateur d’économiser 20 000 euros par mois. « De la même façon, nous allons désormais distribuer une brochure annuelle, contre deux auparavant. C’est une périodicité qui nous paraît plus pertinente ».

15% de voyageurs solos

Un constat qui sera d’autant plus vrai lorsque Visit Europe disposera de sa technologie de package dynamique. « C’est mon cheval de bataille désormais. L’absence de package dynamique nous impacte sur les séjours simples », analyse Cyril Cousin. Car la filiale française du groupe Travel Europe doit redresser la barre. En effet, en 2019, Visit Europe a engrangé un chiffre d’affaires de 19,7 millions d’euros (-2%), enregistrant ainsi une deuxième baisse d’activité consécutive.

En attendant l’arrivée d’une telle technologie, qui ne sera pas prête pour l’été 2020, le tour-opérateur a repensé la segmentation de son offre en lançant plusieurs thématiques (découverte, maximum 20 personnes, urban tour, …). « Nous avons par exemple constaté que 15% de nos clients étaient des voyageurs solos. Nous avons donc créé deux produits : les « circuits entre solos », et le « supplément single », établi à 290 euros – c’est-à-dire 100 à 150 euros de moins que l’année dernière – et ce, sur toute notre gamme de produits », précise Muriel Bougeard, la directrice commerciale du TO.

La Laponie à l’honneur dans une nouvelle brochure hivernale

Visit Europe va également mettre en avant ses forces, qui résident logiquement dans son offre de circuits. « Nous enrichissons notre offre en Albanie, en Ecosse, au Monténégro ou encore dans l’Orient, où le Sultanat d’Oman et les Emirats Arabes Unis intègrent notre production », poursuit Muriel Bougeard. Mais la nouveauté la plus marquante pour Visit Europe, c’est bien le lancement d’une offre en Laponie dès l’hiver prochain. Une destination déjà bien concurrencée, mais dans laquelle « Visit Europe a une part du gâteau à prendre, et espère séduire 2 500 clients, « notamment après la faillite de Thomas Cook », selon Cyril Cousin.

Pour faire connaître cette nouvelle offre, Visit Europe va lancer une mini-brochure dédiée à ses produits hivernaux. « Elle regroupera nos 20 Réveillons (contre 14 l’an dernier, pour 1000 clients), notre offre en Laponie, des clubs en France mais aussi l’hôtel Schwarzbrunn, dans le Tyrol, propriété du groupe Travel Europe. Nous devons envoyer plus de clients en Autriche », estime Cyril Cousin. Avec tous ces ajustements, et en épousant des dispositifs appréciés des agents de voyages (comme le programme de fidélité Miles Attack), le tour-opérateur espère séduire plus de 20 000 clients, pour un chiffre d’affaires de 21,5 à 22 millions d’euros.

L’exercice paraît déjà bien engagé puisqu’à date, Visit Europe « a déjà fait 40% du chemin, et a 3 millions d’euros d’avance sur l’année dernière, à la même date », chiffre Cyril Cousin. La Croatie, l’Italie et Portugal/Madère sont les destinations les plus vendues par le TO.

« L’Italie ? Nous sommes inquiets »

Ces derniers jours, l’épidémie de nouveau coronavirus a gagné de nombreuses localités italiennes. Une situation forcément observée par les équipes de Visit Europe, puisque c’est la seconde destination vendue par le TO en 2019 (près de 20% de sa clientèle). « Nous sommes inquiets, même s’il n’y a aucune raison, pour l’instant, de céder à la panique. Nous nous réunissons [ce jeudi] avec le Seto, et nous suivrons sa position. Mais nous devons reconnaître que, depuis hier, de nombreux clients nous posent des questions. Si la situation devait évoluer négativement, je pense que le report du voyage sera la meilleure solution. Nous nous attendons à une année difficile en Italie, tout en espérant que d’autres destinations bénéficieront d’un effet de report (Espagne, Albanie, …) », analyse Cyril Cousin.

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