Échange de maisons : HomeExchange en croissance de 43% en 2025
Année après année, l’échange de maisons se démocratise. Leader dans ce domaine, HomeExchange vient de boucler un très bel exercice.
Voyager presque gratuitement en échangeant sa maison ou son appartement, c’est une pratique qui se démocratise. En témoigne le bilan de HomeExchange. La plateforme a enregistré plus de 600 000 séjours l’an passé, en croissance de 43% par rapport à 2024. L’échange de maisons s’ancre progressivement dans les habitudes des voyageurs, même si la pratique reste toujours minoritaire dans la population.
HomeExchange compte désormais 270 000 membres actifs dans 155 pays. Son usage « a triplé ces quatre dernières années », explique un communiqué. L’entreprise française, qui avait racheté son principal concurrent en 2017, vise « 15 millions de nuitées en 2026 ».
« Dans un contexte de méfiance croissante, les consommateurs aspirent à des modèles plus authentiques, humains et dignes de confiance, des valeurs rares aujourd’hui », estime son PDG Emmanuel Arnaud.
La concurrence émerge
Dans l’échange de maisons, la concurrence s’organise, doucement. La plateforme californienne Kindred s’est lancée en 2021. L’entreprise a levé 15 millions de dollars en 2023, pour se développer aux États-Unis mais aussi en Europe. À cette époque, elle cumulait seulement 5000 nuitées depuis sa création.
HomeExchange reste largement leader et continue d’avancer ses pions, notamment dans l’Hexagone. La France est l’un des marchés « les plus dynamiques », souligne l’entreprise. Ses 90 000 membres ont réalisé 230 000 séjours en 2025, dont 65% dans leur propre pays. L’Île-de-France représente la région qui affiche la plus forte croissance en 2025, devant la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Modèle économique
Le modèle de HomeExchange repose sur une adhésion annuelle de 175 euros, donnant accès à des échanges en nombre illimité. Les adeptes de la formule aspirent à vivre comme des locaux, tout en optimisant leur budget vacances.
« Près de 20% de nos membres indiquent d’ailleurs qu’ils n’auraient pas pu partir en vacances de l’année sans cette solution », assure Charles‑Édouard Girard, cofondateur de HomeExchange.
Le troc de maison est nettement mieux accepté dans les villes que la location saisonnière, même si la réglementation omet parfois de distinguer les deux modèles.