Des ATR-72 hybride-électriques en 2035 ?
ATR planche sur une version hybride-électrique de son best-seller l’ATR-72, avec une mise en service commerciale envisagée pour 2035.
ATR, le constructeur franco-italien spécialiste des avions régionaux, annonce lancer un ambitieux programme de recherche visant à faire voler une version hybride-électrique de son best-seller, l’ATR 72-600, d’ici à 2035.
ATR a été sélectionné pour piloter deux projets dans le cadre du programme européen Clean Aviation : Heracles (Hybrid-Electric Regional Aircraft Concept for Low EmissionS), qui vise à définir le concept d’un avion régional ultra-efficace à propulsion hybride-électrique, et Demetra, qui doit tester ces technologies en vol à l’aide d’un ATR 72-600 d’essai. Le projet Heracles bénéficiera de la collaboration de partenaires industriels internationaux comme Safran, Collins Aerospace et Pratt & Whitney Canada.
Les buts affichés de ces deux projets : l’intégration d’un moteur thermique compatible avec 100% de carburant durable (SAF), l’utilisation de batteries haute performance pour l’alimentation électrique, une nouvelle architecture de propulsion électrifiée.
Vers une aviation régionale plus verte
Le prototype d’ATR 72-600 hybride-électrique devrait proposer une capacité de 78 sièges et un rayon d’action de 900 km, s’adressant pleinement au marché des lignes courtes et régionales où ATR revendique déjà près de 1 600 appareils dans le monde. L’objectif affiché est d’améliorer l’efficacité énergétique de 30% par rapport aux avions actuels et de réduire fortement les émissions de CO₂. La mise en service commerciale de cette nouvelle génération est envisagée à l’horizon 2035.
La présidente exécutive d’ATR, Nathalie Tarnaud Laude, souligne dans un communiqué qu’il ne s’agit pas seulement d’une démonstration technologique mais d’un « engagement fort envers l’avenir de l’aviation régionale » : maintenir la connectivité des territoires tout en limitant l’empreinte carbone.
Clean Aviation, principal programme européen de recherche pour la transition écologique aérienne, dispose d’un budget de 4,1 milliards d’euros, mêlant financements publics et privés. Il vise à développer des aéronefs régionaux et court-courrier affichant au moins 30% de réduction de l’empreinte carbone par rapport aux modèles de 2020.
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