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Demain, s’ouvre le procès du Concorde

C’est le procès d’une catastrophe qui commence demain, mais c’est aussi celui d’un mythe, celui du Concorde et d’une certaine idée de l’aéronautique.

Le 25 juillet 2000, un Concorde d’Air France en partance pour New York s’écrasait sur un hôtel à Gonesse (95), moins de deux minutes après son décollage de Roissy, tuant les 109 personnes à bord, dont une majorité d’Allemands, et quatre au sol.
Si l’enquête technique du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) sur les causes de l’accident a été bouclée en 18 mois, il aura fallu huit années d’instruction pour cerner les responsabilités pénales. C’est le procès de ce crash qui s’ouvre demain mardi devant le tribunal correctionnel de Pontoise où six prévenus devront répondre de leur responsabilité éventuelle dans la catastrophe aérienne.
Air France sera partie civile, sa responsabilité pénale ayant été écartée, même si le BEA avait relevé des défaillances dans la maintenance de ses Concorde.
Selon le scénario retenu par l’enquête, la catastrophe a été déclenchée par une lamelle en titane perdue par un DC10 de Continental Airlines, qui venait de décoller de Roissy.
Cet accident allait clouer au sol pendant 15 mois les Concorde d’Air France et de British Airways. Après une reprise temporaire des vols, les avions ont été mis à la retraite en 2003.
Continental Airlines, au banc des accusés, nie toute responsabilité dans l’accident, et maintient que l’appareil avait pris feu avant de rouler sur la fameuse lamelle. Les familles des victimes au sol et celle du commandant de bord Christian Marty seront partie civile. Cet accident aurait dû être évité, estime Me Roland Rappaport, l’avocat des Marty. On connaissait les faiblesses du Concorde depuis plus de 20 ans.

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