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Déflation

C’est bien connu, les médias parlent plus souvent des trains qui arrivent en retard que de ceux qui sont à l’heure, préférant appuyer là où ça fait mal. La faute aussi aux lecteurs ou téléspectateurs, qui réclament toujours plus de sensationnel. C’est ainsi que depuis quelques mois, la presse s’est beaucoup focalisée sur les hausses régulières des surcharges carburant pratiquées par les compagnies aériennes, criant souvent au scandale. C

C’est bien connu, les médias parlent plus souvent des trains qui arrivent en retard que de ceux qui sont à l’heure, préférant appuyer là où ça fait mal. La faute aussi aux lecteurs ou téléspectateurs, qui réclament toujours plus de sensationnel. C’est ainsi que depuis quelques mois, la presse s’est beaucoup focalisée sur les hausses régulières des surcharges carburant pratiquées par les compagnies aériennes, criant souvent au scandale. C’est oublier que, parallèlement, les prix du transport aérien ont considérablement diminué ces dernières années. Pour le plus grand plaisir des consommateurs, qui semblent avoir fait abstraction de cette douce réalité. Jacques Alonso, directeur France d’American Airlines, le rappelait récemment dans nos colonnes. Il y a 20 ans, un aller-retour Paris-Los Angeles coûtait au minimum 1 000 E, contre un prix plancher de 500 E aujourd’hui, soit une baisse de 50 % !

La tendance est tout aussi spectaculaire en Europe. Longtemps en situation de duopole sur les lignes les plus fréquentées, les compagnies nationales se sont goinfré ! Elles doivent désormais s’adapter, sous les coups de butoir des Ryanair et autres Easyjet. Certes, le yield management rend toujours opaque leur politique, les tarifs variant du jour au lendemain en fonction de l’offre et de la demande, comme à la Bourse. N’empêche ! Les prix d’appel ont considérablement diminué ces dernières années et, surtout, les innombrables restrictions (nuit du samedi au dimanche sur place, aller-retour obligatoire…) pour accéder aux meilleures offres ont été allégées, voire supprimées. Il est ainsi désormais possible de voler entre la France et la Grande-Bretagne sur British Airways au même prix que sur Easyjet, comme le confirme le test effectué cette semaine par la rédaction de L’Echo touristique.

Alors que le prix du baril de pétrole s’envole vers les 80 dollars, il est bon de rappeler cette réalité qui, bien plus que les 35 heures, a contribué à développer le marché des courts séjours. Les agences ont toutes les raisons de s’en réjouir, et de se féliciter de la fin des commissions. Car dans ce contexte de déflation, mieux vaut facturer 20 E de frais de service par billet, que d’encaisser 7 % sur un aller-retour à 100 E…

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