Dans le voyage, à qui profite le bleisure ? Premium

Longtemps discret, le bleisure - contraction de business et leisure - s’impose aujourd’hui comme un marqueur fort de l’hybridation entre travail et loisirs. Accéléré par la crise sanitaire et l’essor du télétravail, il transforme en profondeur les pratiques des voyageurs d’affaires. Mais au-delà de la tendance, une question demeure. À qui profite réellement le bleisure : aux salariés, aux entreprises, aux hôteliers ou à l’ensemble de l’écosystème touristique ? Décryptage.

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David Savary

David Savary

6 avril 202614 min de lecture

Dans le voyage, à qui profite le bleisure ?
La pratique du bleisure progresse, mais son institutionnalisation reste freinée par les contraintes juridiques et organisationnelles.© Adobe Stock

« Le bleisure n’est pas un phénomène nouveau. On le pratiquait déjà dans les grandes entreprises au milieu des années 2000 », rappelle Michel Dieleman, président de l’AFTM (Association française du travel management). Ancien directeur du travel management monde du groupe Orange, il a vu émerger cette pratique dans un contexte très différent de celui d’aujourd’hui. À l’époque, la logique était avant tout économique. « Marier les objectifs professionnels et personnels avait du sens et a contribué...

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