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Covid-19 : l’e-commerce s’envole en 2020… mais plonge dans le voyage

Le net décrochage des ventes en ligne de voyages a ralenti l’essor de l’e-commerce en 2020, selon la Fevad. Décryptage.

Les ventes sur Internet en France représentent 112 milliards euros en 2020. Leur progression atteint 8,5% par rapport à 2019, selon Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Mais la chute de l’e-tourisme, suite aux restrictions de voyages consécutives à la pandémie, a ralenti la croissance globale.

Le B2C explose

Dans le détail, parmi les sites leaders tous secteurs confondus, le chiffre d’affaires B2C bondit de 29,4% en 2020, contre 4,1% en 2019. « L’année 2020 est l’histoire de deux grands pics, lors des deux confinements, avec un niveau élevé sur le reste de l’année », a relevé en conférence de presse ce matin Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. Le secteur alimentaire progresse tout particulièrement… malgré le maintien des commerces ouverts.

Le B2B, lui, augmente de 10,7%. « Malheureusement, ce n’est pas le cas du voyage, malgré une légère embellie au troisième trimestre », souligne Marc Lolivier. C’est une année « assez terrible » pour l’e-tourisme, « à -47% », précise-t-il.

Rappelons que le baromètre de la Fevad n’inclut pas l’univers des plateformes de locations saisonnières type Airbnb. S’agissant des ventes de voyages qui transitent par les agences offline et online, la chute des ventes atteint près de 60% en 2020, selon la plate-forme Orchestra.

Les PME-TPE se digitalisent

« La crise a accéléré la nécessaire numérisation de nos PME et TPE », a souligné Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, lors d’une vidéo diffusée lors de la conférence de presse. « Heureusement que l’e-commerce était là, pour amortir la fermeture de leurs magasins », a ajouté François Momboisse, président de la Fevad. Prix et praticité sont, historiquement, les deux motivations principales. La troisième raison, c’est désormais la peur du virus, qui risque de perdurer.

Toutefois, selon les Français interrogés par Médiamétrie, un trop grand nombre de commerces de proximité ne proposent pas leurs services en ligne.

La France abrite 17 400 sites marchands supplémentaires au quatrième trimestre 2020, par rapport au dernier trimestre 2019. En 2020, « la France a vu naître un nouveau site toutes les demi-heures », estime Marc Lolivier.

Signe du dynamisme du digital, l’e-commerce représente désormais 13,4% du commerce de détail en 2020. En 2020, sa part de marché augmente de 3,6 point, contre 1% habituellement chaque année.

L’ordinateur reste le premier écran d’achat

L’analyse de 2020 montre aussi une hausse sensible du nombre de cyberacheteurs, a relevé Jamila Yahia-Messaoud, directrice du Département consumer insights de Médiamétrie. La France compte désormais 41,6 millions de cyberacheteurs, soit 1,5 million de plus en un an.

Tous produits et services confondus, « l’ordinateur reste le premier écran d’achat, parmi toutes les populations », précise Jamila Yahia-Messaoud. Le téléphone mobile est en proportion plus apprécié parmi notamment les trentaines et les quadras. Les sites mobiles et les applications sont autant utilisés les uns que les autres pour passer commande.

Le recours renforcé à l’achat en ligne s’avère plus prononcé chez les télétravailleurs, les femmes et les Franciliens. Quelle est la première motivation des Français ? C’est de ne pas se déplacer en magasin à cause des risques sanitaires (à 52%), notamment chez les plus de 50 ans.

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