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Corse : le duo SNCM-Méridionale devrait emporter la nouvelle DSP

L’Assemblée territoriale de Corse doit annoncer ce vendredi à qui elle attribue la délégation de service public pour la desserte maritime de l’île sur la période 2014-2024.

Le feuilleton devrait cette fois prendre fin. Après des mois de rebondissements, l’Assemblée territoriale de Corse doit rendre le 6 septembre sa décision concernant la nouvelle délégation de service public (DSP) pour la desserte maritime de l’île.

A moins d’une énorme surprise, c’est le consortium rassemblant la SNCM et La Méridionale qui devrait être désigné, pour un contrat portant sur dix ans, de 2014 à 2024. Ces deux compagnies avaient déjà emporté l’actuelle DSP, qui court depuis 2007.

Leur dossier a reçu au cours des dernières semaines plusieurs soutiens de poids, dont celui du président de la Collectivité territoriale de Corse, Paul Giaccobi, et celui du conseil d’administration de l’Office des Transports de Corse, qui s’est prononcé en sa faveur ce mercredi 4 septembre.

Soutien sans faille de l'Etat

Le gouvernement s’est fait aussi le porte-parole de la SNCM par la voix du ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, qui a promis, le 28 août, que l’Etat ne serait pas "un actionnaire dormant" de la compagnie. De quoi laisser la porte ouverte à toutes les spéculations sur le rôle joué par le gouvernement dans le dossier, alors que la SNCM joue sa survie avec la DSP.

La compagnie n’obtiendra toutefois pas ce qu’elle souhaitait initialement. Sa première offre conjointe avec la Méridionale avait été rejetée au printemps dernier, car jugée trop gourmande en subventions (107 millions d’euros par an). L’offre concurrente, de Corsica Ferries, avait quant à elle été écartée faute d’un nombre suffisant de navires pour satisfaire l’ensemble du cahier des charges.

Dans sa deuxième proposition, le duo SNCM-La Méridionale a réduit ses prétentions à 96 millions d’euros de subventions annuelles, 57,5 millions devant revenir à la SNCM et 38,5 millions à La Méridionale.

Le long redressement de la SNCM

Si elle est nécessaire à la survie de la SNCM, l’obtention de la DSP ne règlera toutefois pas toutes les difficultés de la compagnie. Elle reste sous le coup d’une décision européenne qui l’oblige à rembourser 220 millions d’euros d’aides publiques, bien que l’Etat français refuse de faire appliquer cette décision.

Pour rétablir sa rentabilité, alors que ses pertes ont atteint 14 millions d’euros en 2012, pour un chiffre d'affaires de 300 millions, la SNCM compte renouveler une partie de sa flotte et va devoir poursuivre un ambitieux plan de réduction des coûts, incluant la suppression d’environ 500 postes, sur un total de 2600 salariés.

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