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Commission zéro: les ventes de billets d’avion basculent sur Internet


Il y a tout juste un an, Air France passait à la commission zéro. A l’époque, d’aucuns prédisaient qu’une telle mesure précipiterait le transfert de la billetterie loisirs vers Internet. Un an après, les chiffres sont là pour le prouver.

 

Le nouveau moteur installé sur le site de la compagnie aérienne avait déjà engendré un sursaut des ventes web début 2005 par rapport à 2004. Après le 1er avril 2005, l’instauration concommittante de frais de service réduits pour toute réservation en ligne (5€ à 20€ par billet émis) a donné un nouveau coup d’accélérateur. Avant le 1er avril, la hausse des ventes sur Airfrance.fr atteignait 90% en glissement annuel, rappelle Christian Boireau, directeur général d’Air France chargé du commercial France (notre photo). Elle est passée à 110%, puis à 120% vers la fin de l’année dernière. 

L’impact du nouveau modèle économique (NME) a également été fort sur les sites de voyages, qui se sont globalement alignés sur les frais facturés par Airfrance.fr. Leurs ventes Air France progressaient de 55% au printemps 2004, et de 70% au printemps suivant. Compte tenu de la grille de frais d’Air France, qui a donné le ton à l’industrie, nous avons toutefois subi un manque à gagner en terme de marge, ajoute Petra Friedmann, directrice d’Opodo France. Nos ventes de vols secs ont beaucoup augmenté, mais notre recette unitaire a diminué, lancent d’une même voix les agences en ligne.

 

Pour Airfrance.fr comme pour Lastminute et autres Opodo, le soufflé est toutefois en train de retomber : L’effet NME devrait se dissiper dans les prochains mois, poursuit Christian Boireau. Nous devrions retrouver un rythme de croissance de +60% à +70% sur notre site, et de + 50% à 60% sur les sites tiers.

A l’heure actuelle, 16% du nombre total des billets Air France dans l’Hexagone sont vendus sur le web (55% à 60% sur Airfrance.fr, le reste via les autres agences en ligne). Ce qui représente seulement 9% du chiffre d’affaires global. Car ce sont les billets les moins chers qui s’achètent sur Internet, relève Christian Boireau.  En revanche, les ventes dans les agences traditionnelles, comme dans nos propres boutiques, ont affiché une baisse de 8% en nombre depuis le 1er avril 2005. Mais en chiffre d’affaires, elles ont stagné, voire progressé de 1%, ajoute t-il. Signe que le prix moyen du billet vendu en agence a augmenté.

 

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