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Chèque en blanc

Le gouvernement nous a habitués ces derniers mois à souffler le chaud et le froid sur de nombreux sujets. C’est désormais à l’Assemblée nationale de multiplier les atermoiements. Le 20 octobre, sur proposition de deux députés de l’UMP, un amendement était voté, visant à faire bénéficier les salariés des entreprises de moins de 50 salariés des chèques-vacances, dans les mêmes conditions que ceux des grandes entreprises. Soit un gisement p

Le gouvernement nous a habitués ces derniers mois à souffler le chaud et le froid sur de nombreux sujets. C’est désormais à l’Assemblée nationale de multiplier les atermoiements. Le 20 octobre, sur proposition de deux députés de l’UMP, un amendement était voté, visant à faire bénéficier les salariés des entreprises de moins de 50 salariés des chèques-vacances, dans les mêmes conditions que ceux des grandes entreprises. Soit un gisement potentiel de 8 millions de nouveaux ayants droit. On applaudissait alors des deux mains cette mesure de justice sociale.

Et puis badaboum ! Quatre jours plus tard, l’Assemblée est revenue sur sa décision en seconde délibération. Un revirement de dernière minute, en contradiction avec les intentions du gouvernement qui, lors du comité interministériel de juillet, avait appelé de ses voeux une meilleure diffusion des chèques pour aider les Français les plus démunis à partir en vacances. Sans pour autant chiffrer le coût d’une telle mesure ! Deux fois dommage car ces chèques sont acceptés par de nombreuses agences, pour régler des voyages en France ou dans l’Union européenne. De quoi compenser partiellement les nombreux coups durs encaissés par les professionnels du tourisme depuis trois ans.

Selon certains calculs, cette réforme aurait coûté 430 MEen 2005, sous forme d’exonération de charges salariales. Un montant qui expliquerait ce revirement des députés, sans doute sympathiquement éclairés par le ministère des Finances… Reste que l’argument budgétaire est pour le moins fallacieux. Car pour que cette mesure coûte 430 ME, il faudrait que la totalité des 8 millions de salariés concernés réclame des chèques-vacances. Ce qui ne sera jamais le cas ! Surtout, c’est faire abstraction de l’argent réinjecté par les vacanciers dans le circuit économique, de l’hôtellerie à la restauration… Entre l’allégement des droits de succession réservés à quelques-uns (qui coûtera 630 ME) et les vacances pour tous, les députés (et le gouvernement ?) ont choisi !

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