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Budget 2026 : les maires de stations de montagne réclament une réelle autonomie

L’association nationale des maires stations de montagne (ANMSM) alerte sur plusieurs mesures prévues dans le projet de loi de finances 2026.

Alors que le projet de loi de finances (PLF) 2026 arrive en séance, l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) alerte sur une dégradation rapide des marges de manœuvre de leurs communes. Dans un communiqué, elle dénonce un « étau financier », et appelle à une autonomie renforcée, ainsi qu’à une répartition des charges mieux adaptée aux besoins spécifiques des territoires de montagne.

Selon l’ANMSM, trois décisions concourent à tendre fortement les budgets locaux. Le gel de la Dotation globale de fonctionnement (DGF), « à un niveau historiquement bas », entraîne, selon les maires, des pertes sans précédent, alors que les charges augmentent. L’association évoque notamment l’enjeu de l’entretien des infrastructures touristiques. Et souligne que ce fonds servait également à financer les services publics de proximité et la transition écologique.

La suppression du Fonds vert priverait quant à elle les communes d’un levier clé pour la rénovation énergétique, la mobilité durable et la prévention des risques. Enfin, l’évolution du dispositif DILICO (Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités) – avec un prélèvement qui passerait de 1 à 2 milliards d’euros, des reversements étalés sur cinq ans au lieu de trois et soumis à conditions – fait craindre une nouvelle baisse des ressources communales.

Les députés appelés à « la responsabilité »

L’ANMSM estime en outre que les mécanismes de compensation de la taxe d’habitation restent “très loin de couvrir la réalité des pertes” pour des territoires dont l’équilibre reposait en grande partie sur cette fiscalité locale.

L’ANMSM demande également au gouvernement de flécher une partie des ressources vers les communes touristiques, afin de maintenir la qualité des services aux habitants et de soutenir l’investissement pour l’attractivité et l’adaptation des territoires.

Jean‑Luc Boch, président de l’ANMSM, souligne que la péréquation (qui vise à égaliser les situations) doit être « un levier concret de soutien aux communes confrontées à des charges disproportionnées », et déplore un dispositif actuel jugé inadapté aux charges exceptionnelles liées à l’activité touristique des stations.

L’association appelle ainsi les députés à « la responsabilité » pour éviter de faire peser sur les communes l’instabilité des politiques nationales, à six mois des municipales. « On nous demande de participer à l’effort national, mais avec quels moyens ? […] Les élus sont las de subir l’instabilité politique, qui rajoute des contraintes alors que nos territoires font déjà face à de multiples défis », conclut Jean-Luc Boch. 

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