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BAS GERRESSEN, DIRECTEUR GÉNÉRAL DU GROUPE AIR FRANCE-KLM POUR LA RÉGION GRANDE CHINE : « Les taux de remplissage sur la Chine dépassent 90 % »

L’an dernier, Air France a transporté plus de 350 000 passagers en Chine depuis l’Europe. La compagnie veut encore renforcer sa présence sur ce marché grâce à ses partenaires chinois.

L’Écho touristique : Air France vient de présenter sa nouvelle classe La Première à Shanghai. Que représente le marché chinois pour le groupe ?

B.G. : La Chine représente près de 10 % des revenus d’Air France-KLM sur le long-courrier. C’est le deuxième marché le plus important après les États-Unis. Il y a une très forte croissance grâce au développement du tourisme, en particulier avec la facilitation de l’obtention des visas en deux jours, et un fort potentiel sur le voyage d’affaires. En 2013, nous avons enregistré une hausse de 10 % des ventes sur le marché chinois pour Air France et KLM avec des taux de remplissage élevés, à plus de 90 %. On espère mieux faire en 2014. Pour Air France, sur les 4 premiers mois, il y a eu une croissance du trafic de 50 % sur la première classe, de 16 % en business et d’environ 20 % sur la classe économique.

Comment est implanté le groupe sur ce marché ?

Le groupe dessert neuf destinations en Chine, notamment Shanghai, Pékin, Guangzhou (Canton) et Hong Kong, avec 89 vols par semaine. Nous avons renforcé nos capacités sur ces destinations avec l’A380 sur Shanghai et bientôt la desserte estivale de Hong Kong. Nous avons aussi des partenariats vers 41 autres destinations grâce à nos joint-ventures avec China Southern Airlines et China Eastern Airlines. Air France-KLM est leader sur les dessertes de l’Europe et détient entre 15 et 20 % des parts de marché au départ de la Chine.

Quelles sont les possibilités de développement en Chine ?

Notre réseau est bien équilibré et nous misons d’abord sur la progression des fréquences. À moyen terme, il y a aussi des possibilités de développement sur d’autres destinations mais rien n’est acté. Nous souhaitons aussi aller plus loin dans notre partenariat avec China Southern Airlines et China Eastern Airlines, à l’image de ce que l’on fait avec Delta Airlines vers les États-Unis. Mais cela prend du temps.

Rencontrez-vous des freins particuliers ?

Il y a, comme dans d’autres pays, des freins techniques et diplomatiques. Les autorités chinoises travaillent par exemple sur les correspondances, car pour l’instant, il faut ressortir avec ses bagages et repasser les contrôles avant de prendre un vol intérieur parce qu’il n’y a pas encore de logique de hub. Il y a aussi un problème de saturation sur Pékin mais qui devrait être résolu avec un nouvel aéroport dans 5 ans. La croissance du trafic aérien dépasse les 10 % par an dans le pays et Air France-KLM compte bien en capter une part importante

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