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Barrière veut doubler son parc hôtelier d’ici dix ans

Au terme d’une année qualifiée de « très belle » par son directeur général Grégory Rabuel, le groupe Barrière réorganise ses marques et mise sur l’« art de vivre à la française » pour mieux s’exporter et se diversifier.

« Il n’y a pas beaucoup d’entreprises 100% françaises dans notre domaine, on défend ce modèle », a déclaré Grégory Rabuel à l’AFP.

20 établissements estampillés Barrière Collection

L’ensemble des vingt hôtels du groupe sera désormais fédéré sous la bannière Barrière Collection. Deux marques sont appelées à jouer un rôle clé : Fouquet’s et Maison Barrière. L’objectif est de doubler le parc hôtelier d’ici dix ans.

Depuis le 1er décembre, le palace du groupe à Courchevel et le 5 étoiles de Saint-Barth sont devenus des Fouquet’s. Ils rejoignent l’établissement parisien (actuellement en rénovation et pour lequel le groupe a demandé l’appellation palace) et le Fouquet’s New York ouvert il y a trois ans.

Des projets d’hôtels Fouquet’s dans le monde entier

« Nous allons développer dans le monde entier des projets d’hôtels Fouquet’s », une marque qui sera réservée à l’hôtellerie, à l’exception de la célèbre brasserie Fouquet’s des Champs Elysées et de son homologue new-yorkaise, détaille le dirigeant.

La marque Maison Barrière, lancée début 2025 à Paris pour des établissements « boutique hôtels, plus intimistes, plus discrets », a également vocation à se développer à l’étranger avec une première adresse signée à Lisbonne pour un hôtel et une résidence hôtelière haut de gamme, a indiqué Grégory Rabuel.

La quasi-totalité du chiffre d’affaires réalisé en France

Ce déploiement s’inscrit dans une stratégie d’internationalisation assumée. Avec 85% du chiffre d’affaires encore réalisé en France, le groupe cherche à rééquilibrer son exposition. Parmi les destinations visées, les Etats-Unis, les capitales européennes. Mais aussi des lieux de villégiature de luxe comme les Maldives ou plus insolites comme la Laponie.

« Quand on discute avec les investisseurs à l’étranger, on se rend compte que c’est important d’avoir plusieurs marques et typologies d’hôtels à leur proposer », déclare Grégory Rabuel.

En parallèle, le groupe poursuit un vaste programme d’investissement dans ses adresses historiques. L’Hermitage à La Baule, le Normandy à Deauville ou encore le Majestic à Cannes font l’objet de rénovations lourdes. L’objectif est d’assurer une montée en gamme et d’ancrer durablement ces hôtels comme vitrines du savoir-faire du groupe. Une nécessité pour renforcer sa crédibilité auprès des investisseurs étrangers.

L’hôtellerie tire la croissance

Le groupe dépend encore largement de ses casinos, qui génèrent 70% du chiffre d’affaires. La croissance vient surtout de l’hôtellerie en hausse de 5% et la restauration qui progresse de 10%.  Sur l’exercice clos fin octobre, Barrière enregistre une hausse de 3,5% de son chiffre d’affaires à environ 1,450 milliard d’euros.

Côté restauration, Barrière s’appuie sur le groupe Loulou racheté en 2024. Après l’ouverture d’un Loulou dans son palace de Courchevel où « le succès a été immédiat et la désirabilité de l’hôtel a explosé », le groupe à la tête de 150 restaurants a ouvert avec le fondateur de Loulou le Grand Café au sein du Grand Palais à Paris, assure Grégory Rabuel. Le groupe compte déployer ce concept notamment à Londres.

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