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Auberges de jeunesse : la FUAJ en liquidation, des candidats à la reprise

Le tribunal des activités économiques de Paris doit examiner 14 offres déposées pour reprendre tout ou partie des activités de la Fédération unie des auberges de jeunesse, placée en liquidation judiciaire le 2 mars.

Créée en 1956, la Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) constitue le maillon français du réseau des auberges de jeunesse Hostelling International. Elle exploite via la marque Hi France 36 sites en propre. Elle détient les murs de six d’entre eux, situés à Nice, La Clusaz, Serre-Chevalier, Le Mont-Dore, Belle-Île et Groix. La FUAJ est également propriétaire d’une auberge louée à un tiers à Beaulieu-sur-Dordogne. Elle possède par ailleurs un logement de fonction attenant à l’auberge de jeunesse de Poitiers. Au total, la FUAJ emploie 317 personnes.

Un modèle fragilisé par les évolutions de l’hébergement

Déjà placée en redressement judiciaire en 2019, la fédération a vu son modèle fragilisé. Les auberges de l’association, dont les bâtiments sont majoritairement détenus par des collectivités locales, ont souffert d’un manque jugé chronique de moyens. Dans le même temps, le modèle a été bousculé par l’essor des meublés de tourisme dans les années 2010. Ceux-ci ayant capté une part importante de la clientèle historique des auberges de jeunesse.

La concurrence s’est également intensifiée avec la montée en puissance de réseaux privés d’auberges, en France et en Europe, misant sur des offres enrichies. Ces nouveaux acteurs ont développé des services élargis, tels que des rooftops ou des piscines, mais aussi des concepts différenciants fondés sur le design ou encore une hybridation des usages, notamment avec des espaces adaptés au télétravail. L’ensemble illustre les difficultés d’un modèle d’hébergement économique sous pression, confronté à la montée en gamme de l’offre et à l’évolution des attentes des voyageurs, les jeunes privilégiant de plus en plus des formats hybrides.

Les candidats à la reprise avaient jusqu’au 10 avril pour se positionner. Parmi les offres déposées, plusieurs portent sur des reprises partielles des actifs et de l’activité. Elles doivent désormais être examinées par le tribunal. La date d’audience n’a pas encore été communiquée par les juges.

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