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Après un été « en demi-teinte », Mondial Tourisme tente un nouveau pari en Laponie

Mondial Tourisme est tourné vers la saison hivernale, avec un défi : remplir son premier Mondi Club – et ses vols de province – en Laponie. Entretien avec Selatt Erdogan, le directeur commercial du voyagiste.

L’Echo touristique : Comment s’est passé l’été pour Mondial Tourisme ?

Selatt Erdogan : Il faut bien reconnaître que Mondial Tourisme a vécu un été en demi-teinte. Le mois de juillet a été très particulier. Voire pas bon du tout, en termes de chiffres comme de remplissage. On s’attendait bien sûr à ce que le mois d’août soit bien meilleur, ce qui a été le cas. Même si ça n’a pas été non plus du top niveau. On peut donc dire que nous sommes déçus du coeur de la saison estivale.

Comment expliquez-vous cette prudence du marché ?

Selatt Erdogan : Nous n’avons pas d’explications précises, mais le contexte économique global en France semble impacter significativement la consommation de voyages. Lorsqu’on interroge nos clients, ils évoquent des prix trop élevés. Ce qui est sûr, c’est qu’ils augmentent, notamment dans l’hôtellerie. Depuis plusieurs années, et dans quasiment toutes les destinations, les prix augmentent de 8 à 10% par an sur ce poste. Forcément, plus on achète l’hôtellerie chère, plus cela se répercute sur le prix de vente. Pourtant, nous avons de sacrés négociateurs, parmi les plus performants du marché.

Il y a tout de même des motifs de satisfaction ?

Selatt Erdogan : Bien sûr ! Sur l’ensemble de la saison, nous sommes en progression, en chiffres d’affaires comme en nombre de clients. Mais moins que ce à quoi nous nous attendions. Le gros succès de l’année, c’est la Tunisie. La destination confirme qu’elle propose le meilleur prix du bassin méditerranéen. Nous constatons aussi que l’avant-saison et l’arrière-saison sont assez bonnes. C’est une tendance qui se confirme depuis plusieurs années maintenant.

Les destinations cherchent à ce que la fréquentation soit mieux lissée sur la saison. Mais pour un voyagiste qui prend des engagements conséquents, ça n’est peut-être pas idéal…

Selatt Erdogan : Pour un tour-opérateur, s’engager massivement, c’est une prise de risque constante. Mondial Tourisme joue avec des règles que nous n’avons pas fixés. En effet, cet étalement de la fréquentation ne nous arrange pas, puisque c’est sur le pic de saison que nous prenons le plus de risques. Nous devons arriver à anticiper ce lissage.

Nous constatons un réel engouement pour l’Égypte

Justement, en parlant d’engagements, vous lancez, pour la première fois, des vols directs depuis la province vers la Laponie cet hiver. Pourquoi avoir franchi le cap cette année ?

Selatt Erdogan : En Laponie, le défi pour les voyagistes ne se situe pas au niveau de l’aérien, mais du stock hôtelier. Mondial Tourisme y est déjà bien implanté, avec plusieurs séjours multi-activités. Mais, cet hiver, nous lançons notre premier Mondi Club à destination. Le Mondi Club Sodankyla est un produit parfait, que nous avons réservé à 100%, en exclusivité sur le marché français. Nos clients ne seront pas mélangés à une autre clientèle internationale. C’est précieux et rare en Laponie. Avoir décroché ce produit nous permet de mettre en place un baladeur avec une douzaine de vols au départ de Toulouse, Lyon, Nantes, Lille, Strasbourg et Deauville. C’est la suite logique vu le succès de notre vol hebdomadaire au départ de Paris.

Le Mondi Club Sodankyla est qualifié comme un club « Relax ». Vous avez revu la segmentation de vos produits ?

Selatt Erdogan : Il nous a semblé intéressant d’apporter quelques nuances à la trentaine de Mondi Clubs que nous programmons sur l’année. En fonction des destinations, certains sont plus animés que d’autres ou s’installent par exemple dans des hôtels de catégorie supérieure. Nous avons donc imaginé deux pictogrammes apposés sur nos produits dans la brochure. « Relax » sous-entend que l’animation sera plus douce. Cela concerne notamment les destinations long-courriers, ou les séjours sont plus axés sur les excursions et les activités que l’animation pure d’un club. « Supérieur » souligne logiquement que l’hôtel dans lequel s’est installé le Mondi Club affiche une gamme plus haut de gamme. Là encore, c’est quelque chose qu’on retrouve plutôt en long-courrier. Quoiqu’il en soit, qu’ils soient Mondi Club, Relax ou Supérieur, nos clubs promettent le même concept : animation francophone, formule tout inclus, etc…

D’autres nouveautés sont prévues pour l’hiver ?

Selatt Erdogan : Nous ajoutons également le Mondi Club Beatriz Costa & Spa 4*, aux Canaries. C’est notre quatrième Mondi Club dans l’archipel, et le deuxième sur l’île de Lanzarote. Le succès des Canaries ne se dément pas, et c’est une destination qui fonctionne toute l’année. Le Mondi Club Africa Jade Thalasso 4* sup renforce également notre implantation en Tunisie. Nous proposons aussi des week-ends thématiques à Istanbul, pour proposer des contenus différents à nos clients, et pas seulement des city-breaks. Par ailleurs, nous constatons un réel engouement pour l’Égypte qui, je pense, va se renforcer quand le Grand musée égyptien (Gem) ouvrira ses portes, avec toute la communication internationale qui accompagnera cette ouverture.

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