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Allongement de la piste, couvre-feu… le futur aéroport de Nantes dévoilé

Après l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement a dévoilé les principales mesures décidées pour absorber la croissance du trafic aérien sur la plateforme nantaise.

Allongement de 400 m de la piste vers le sud-ouest, possible couvre-feu entre minuit et 6h du matin, … :  l’Etat a présenté son projet de réaménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique, suscitant la colère du collectif de riverains, qui proteste contre les nuisances. Le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebarri est venu présenter à Nantes les « engagements » pris à l’issue de la concertation publique qui s’est tenue de fin mai à juillet.

Premier des 31 engagements : « la mise en place d’un couvre-feu est une attente forte et unanime », souligne le gouvernement dans ce projet. Une « étude d’approche équilibrée » a été lancée « dans l’objectif d’une interdiction de programmer les vols la nuit, entre minuit et 6h du matin, et d’une interdiction des avions les plus bruyants (…) de 22h à 6h du matin », est-il précisé. Une mesure qui pourrait rentrer en vigueur avant la fin de l’année 2021.

Des riverains toujours mécontents

Concernant le réaménagement de la piste, l’Etat a tranché en faveur d' »un allongement de la piste existante vers le sud, sur une longueur de 400 mètres », accompagné d’un relèvement de l’altitude du survol du bourg de Saint-Aignan-de-Grandlieu, pour réduire les nuisances sonores », alors que d’autres propositions ont été « largement » écartées (piste en V, piste allongée de 800 mètres, …). De nouvelles trajectoires d’approche sont également proposées pour permettre un survol à plus haute altitude de Nantes et de son agglomération. « Cet allongement ne permettra pas d’accueillir des avions plus gros que ceux qui fréquentent actuellement l’aéroport », assure le projet.

En termes de capacité, l’aérogare sera agrandie pour permettre l’accueil de 11,4 millions de passagers par an à l’horizon 2040, contre 6,2 millions en 2018 et des réserves foncières sont prévues pour accueillir jusqu’à 15 millions de passagers par an, si les prévisions actuelles étaient dépassées. Un réaménagement qui nécessitera l’acquisition d’environ 35 hectares de terrains et permettra de libérer 65 hectares. Enfin, en termes de financement, l’Etat prévient qu' »aucune subvention publique ne sera versée au futur concessionnaire pour la réalisation des travaux de réaménagement de l’aéroport, ni pour son exploitation ».

Anticipant la publication d’un rapport « décevant », 80 personnes, selon le journal Presse Océan, se sont rassemblées en fin d’après-midi devant l’aéroport, à l’appel du Collectif des citoyens exposés au trafic aérien (Coceta), pour exprimer leur désaccord avant le plan imaginé par l’Etat.

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