Luigi Di Maio, le ministre italien du Développement économique est très clair. Il veut que les responsables de la situation actuelle de la compagnie Alitalia, en proie à de grandes difficultés, soient punis. Le gouvernement italien analyse en ce moment les informations économiques. « Nous voulons identifier et demander à ce que soient punis les responsables de la situation actuelle", a martelé Luigi Di Maio devant une commission parlementaire. "Ensuite sera évaluée la voie à adopter, sur le base également d'une analyse des dépenses sérieuse à l'intérieur de l'entreprise."
Une intervention directe de l'Etat ?
Le nouveau gouvernement populiste Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et de la Ligue (extrême droite), refuse qu'Alitalia soit "bradée". "Il y a de nombreux scénarios de vente, mais le thème est de ne pas la brader et surtout de comprendre si nous sommes en train de la vendre pour la faire fonctionner ou pour faire obtenir quelques liaisons en plus à quelqu'un d'autre", a noté Luigi Di Maio, qui est aussi le patron du M5S. De son côté, le dirigeant de la Ligue, Matteo Salvini, avait déjà souligné le 5 juin que le gouvernement refuserait un bradage par "petits morceaux" de la compagnie, se disant prêt à une intervention de l'Etat.

