Airbus dans la tourmente, suite à la détection de « problèmes de qualité » sur des panneaux métalliques
Airbus, qui avait déjà été épinglé ce week-end suite à l’immobilisation de 6 000 A320, doit de nouveau en inspecter plusieurs centaines, suite à la révélation de « problèmes de qualité » sur des panneaux métalliques.
Airbus a indiqué, ce mardi 2 décembre, que jusqu’à 628 avions A320 pourraient être inspectés dans le cadre de la détection de « problèmes de qualité » sur des panneaux métalliques. Cela « ne signifie pas que tous les avions sont forcément concernés » par ces défauts, a toutefois tempéré l’avionneur.
« Le nombre total d’avions potentiellement touchés, à la fois en production et en service, se réduit de jour en jour avec la progression des inspections, permettant d’identifier ceux qui nécessitent une action spécifique », a déclaré l’entreprise dans un message à l’AFP, faisant suite à des informations de Bloomberg et des Echos. Le chiffre de 628 appareils, évoqué par ces médias, est « une estimation du nombre maximal » d’avions susceptibles d’être inspectés. « Mais cela ne signifie pas que tous ces avions sont forcément concernés » par les défauts, a déclaré l’entreprise.
Incident « circonscrit »
Airbus « est en train d’inspecter tous les avions potentiellement touchés, tout en sachant que seule une portion d’entre eux nécessitera davantage d’intervention », dit-elle encore. L’avionneur a précisé « toujours agir de la sorte face à des problèmes de qualité dans sa chaîne d’approvisionnement ». Airbus avait annoncé lundi avoir rencontré des « problèmes de qualité » sur ces panneaux métalliques destinés à son monocouloir à succès A320, affirmant que cet incident avait été « identifié » et « circonscrit ».
Le groupe a ainsi annoncé, ce mercredi, abaisser son objectif de livraisons pour 2025 à 790 avions, contre 820 jusqu’à présent. L’avionneur a toutefois indiqué maintenir « ses prévisions financières » pour 2025.
Sur les neufs premiers mois de l’année, Airbus affichait une santé financière enviable : son bénéfice net avait de nouveau progressé au troisième trimestre, contrairement à celui de Boeing, son concurrent historique.
Plongée en bourse
Mais ces récents incidents l’ont fait plonger en bourse : depuis le début de la semaine, le constructeur a reculé de près de 7% à la bourse de Paris, après une chute de plus de 10% lundi, dans la foulée des révélations sur les problèmes de qualité des panneaux de fuselage.
La révélation de ce dernier incident intervenait quelques jours après que le géant européen de l’aéronautique a lancé un rappel concernant là aussi l’A320, pour remplacer de toute urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires. Cette mesure avait été prise à la suite d’un incident fin octobre aux Etats-Unis : un vol de la compagnie américaine JetBlue, reliant le Mexique à Newark, avait dû se poser en urgence à Tampa, en Floride, après avoir brutalement piqué vers le bas.
Airbus, qui avait exhorté vendredi ses clients à « arrêter immédiatement les vols » d’environ 6 000 appareils concernés, a toutefois pu rapidement intervenir sur des milliers d’aéronefs vendredi et samedi, atténuant les craintes de perturbations de grande ampleur sur le trafic aérien mondial. L’A320, dans ses nombreuses variantes, est l’appareil commercial civil le plus vendu au monde. Entré en exploitation en 1988, il avait été livré fin septembre à 12 257 exemplaires.
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