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Air France : le Boeing 787 peut (enfin) redécoller

Après des mois de blocage, l’accord qu’Air France proposait depuis plusieurs mois concernant le Boeing 787 a finalement été signé, mettant fin à un conflit préjudiciable pour ses clients et ses salariés.

Comme nous l’avions déjà annoncé, depuis le 1er mai dernier, Air France est contrainte de maintenir au sol son 6ème Boeing 787 suite au refus des représentants des pilotes de signer la prolongation de l’accord spécifique sur les instructeurs Boeing 787.

Cet avion de dernière génération est un des meilleurs outils de la stratégie de croissance d’ Air France. En assurer son exploitation était une priorité pour la direction de la compagnie. L’immobilisation de cet appareil a coûté entre 2 et 3 millions d’euros, selon la direction.

Un accord : 7 pilotes et 10 copilotes

La direction de la compagnie et le SNPL, le syndicat représentatif des pilotes, ont annoncé hier avoir signé l’accord spécifique sur les instructeurs Boeing 787, indispensable pour former les pilotes à ce nouveau type d’appareil.

« Il était incompréhensible de vouloir associer à l’accord sur les instructeurs des sujets sans aucun lien avec l’activité de cet appareil », regrette cependant la compagnie. L’accord sur le transfert des pilotes sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2019 et devrait permettre de former les 7 commandants de bord et 10 copilotes par avion.

Pas de 787 avant plusieurs semaines

Cependant, les effets négatifs résultant de l’absence d’accord et de l’arrêt d’exploitation d’un Boeing 787 vont se faire encore sentir pendant plusieurs semaines, le retard pris dans la formation des pilotes concernés ne pouvant être rattrapé instantanément.

Un autre accord, qui portait sur l’exploitation des données des boîtes noires des appareils dans le cadre de la maintenance prédictive des avions, faisait également partie des discussions.