Air France-KLM dégage un bénéfice record en 2025, Transavia reste déficitaire
Le groupe aérien Air France-KLM séduit davantage de clients haut de gamme, ce qui lui permet de dégager un bénéfice net historique de 1,75 milliard d’euros en 2025. Le pétrole meilleur marché participe aussi à cette performance. Toutefois, la low-cost Transavia continue de perdre de l’argent.
Le groupe franco-néerlandais a réalisé un chiffre d’affaires record à 33 milliards d’euros, en hausse de 4,9% sur un an, et même de 6,2% hors variations de changes, précise-t-il jeudi.
Ces résultats témoignent d’une bonne performance, même si Air France-KLM n’a pas retrouvé le nombre de passagers de 2019 (104,2 millions). De fait, ses compagnies Air France, KLM et Transavia ont transporté 102,8 millions de personnes l’année dernière, représentant une hausse de 5% sur un an.
Un bénéfice net record
Le bénéfice net a pour sa part quintuplé, en un an, pour s’élever au montant record de 1,75 milliard d’euros en 2025. Rappelons néanmoins que l’exercice 2024 avait été marqué par des problèmes opérationnels et l’évitement de Paris par une partie de la clientèle pendant les Jeux olympiques.
Le résultat d’exploitation courant dépasse les deux milliards d’euros, « une première dans notre histoire », a souligné le directeur général Benjamin Smith en présentant le bilan. En revanche, la dette s’alourdit d’un milliard d’euros, à 8,4 milliards d’euros.
La société affiche une marge en hausse d’un point (à 6,1%), qu’elle souhaite porter à 8% dans deux ans.
Succès de la Premium
La performance financière globale du groupe s’explique par « une augmentation de 284 millions d’euros de la recette unitaire et par une baisse du prix du carburant de 394 millions d’euros », selon sa direction. La premiumisation tire la croissance de l’activité, mais représente aussi un investissement majeur à amortir.
« Les passagers sont prêts à payer plus cher pour avoir de meilleurs services. Certains passent ainsi de l’Economy à la Premium » (ex-Premium Economy), indique à L’Écho touristique le directeur financier Steven Zaat. La différence d’emprise au sol entre les deux sièges reste modeste, ce qui rend lucrative cette montée en prestations pour le groupe.
Les compagnies Air France et KLM poursuivent leur ambition de montée en gamme en attirant davantage de clients dans leurs classes avant (Première, Affaires et Premium).
Des pertes pour Transavia
De son côté, Transavia a modifié en 2024 sa politique tarifaire en faisant payer l’emport des valises de cabine. Cette stratégie améliore les recettes, mais la compagnie low-cost subit toujours une perte d’exploitation de 52 millions d’euros. La forte croissance de la compagnie justifie en partie les pertes.
Transavia reprend les navettes d’Air France au départ d’Orly à compter du 29 mars, sauf la desserte de la Corse. Le domestique point à point au départ d’Orly représentait pour Air France un foyer de pertes, à hauteur de 250 millions d’euros en 2019. « L’activité s’avérait déficitaire avec les coûts d’Air France, alors que Transavia a des coûts similaires à Vueling ou easyJet », précise un porte-parole d’Air France-KLM.
Sur le périmètre du groupe, le démarrage de l’année 2026 s’est avéré difficile, reconnaît Steven Zaat. Le groupe prévoit cette année une capacité en hausse de 3 à 5% par rapport à 2025 ainsi qu’une augmentation du coût unitaire comprise entre 0% et +2%, dont +0,5% lié à la premiumisation.
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