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Air France : 4 nouveaux jours de grève sont programmés

Critiquant l’absence de négociations avec la nouvelle direction d’Air France, l’intersyndicale d’Air France programme quatre jours de grève fin juin.

L’intersyndicale d’Air France a annoncé vendredi qu’elle poursuivait son mouvement de grève du 23 au 26 juin inclus. Composée de dix organisations de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d’hôtesses et de stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnel au sol (CGT, FO et SUD), elle a déjà mené 15 journées de grève entre le 22 février et le 8 mai.

Le mouvement était jusqu’à présent suspendu après la démission du PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, désavoué par le personnel lors d’une consultation lancée à son initiative. Air France proposait une augmentation générale de 2% immédiatement et une hausse de 5% sur la période 2019-2021, conditionnée par les résultats d’Air France.

Baptême de feu pour la nouvelle présidente

L’intersyndicale, elle, réclame 5,1% en 2018. Elle exige toujours un « rattrapage » de l’inflation subie depuis 2011, date de la dernière augmentation générale, au titre des efforts passés et des meilleurs résultats financiers du groupe. La direction d’Air France indique que « cette position n’est pas compatible avec l’intérêt collectif et le souci d’avenir de la compagnie ».

Depuis le 15 mai, Anne-Marie Couderc, présidente d’Air France et d’Air France-KLM par intérim, « a rencontré l’ensemble des représentants des organisations syndicales d’Air France afin d’écouter, comprendre et ainsi pouvoir identifier les actions nécessaires ». Elle poursuivra ce travail d’écoute auprès des salariés dans les prochaines semaines et partagera les conclusions avec le conseil d’administration d’Air France.

« Aller droit dans le mur »

De son côté, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a vivement critiqué ce lundi matin le nouvel appel à la grève à Air France par une intersyndicale, « Il faut arrêter qu’un syndicat de pilotes, avec un leader du SNPL, dicte sa seule volonté à cette compagnie », a-t-il déclaré. Selon lui, le SNPL « instrumentalise un certain nombre de salariés au sol, qui vont payer très cher, si ça continue, pour le seul intérêt d’un leader syndical », a-t-il dit.

« Cela s’appelle aller dans le mur et appuyer sur l’accélérateur pour que ça fasse plus mal », a dit sur France Inter à propos de cet appel le numéro un de la CFDT, qui n’avait pas non plus soutenu les grèves précédentes « parce que c’est un secteur extrêmement en difficulté ».