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Pas de retour à la normale dans l’aérien avant 2023, selon Iata

D’après Iata, le transport aérien de passagers ne devrait pas retrouver avant 2023 au plus tôt son niveau d’avant la crise du coronavirus.

Le transport aérien ne devrait pas retrouver son niveau de trafic avant 2023, avec d’abord un redémarrage sur les liaisons intérieures cet été suivi par une reprise beaucoup plus lente du trafic international, a estimé mercredi l’Association internationale du transport aérien (Iata).

En 2021, l’organisation qui regroupe 290 compagnies aériennes estime que le trafic (mesuré en kilomètres-passagers payants, RPK) devrait être inférieur de 24% au niveau de 2019, sur la base d’une reprise qui débuterait au troisième trimestre 2020 par la réouverture de liaisons intérieures.

Mais la reprise dépend de la vitesse à laquelle les frontières vont rouvrir et du rythme de la croissance mondiale. L’impact sur le segment du voyage long-courrier « sera bien plus sévère et durera plus longtemps », souligne l’organisation. Dans un scénario plus pessimiste, où les restrictions de circulation persisteraient au troisième trimestre de cette année, Iata envisage un trafic en RPK en baisse de 34% en 2021.

La quarantaine : la pire des solutions selon Iata

Selon un sondage réalisé par Iata, 58% des passagers interrogés limiteraient dans un premier temps leurs déplacements à des séjours dans leur pays. « Cela rend des mesures de sécurité sanitaire communes pour le voyage en avion encore plus importantes », a commenté le directeur général de l’Iata, Alexandre de Juniac, redoutant l’impact de mesures unilatérales. Selon lui, des discussions sont en cours au niveau international pour déterminer un certain nombre de mesures de contrôles et de mesures sanitaires communes.

Iata plaide en faveur de la combinaison de différentes mesures -dont le port du masque et le contrôle de la température des passagers- en attendant l’arrivée d’un vaccin, de passeports immunitaires ou de tests de Covid-19, utilisables à grande échelle. L’organisation se déclare en revanche totalement opposée à des mesures de quarantaine des passagers à l’arrivée. Selon elle, « 69% des voyageurs refuseraient de voyager en cas de quarantaine de 14 jours », d’après un sondage réalisé auprès de passagers. En Espagne, les personnes arrivant sur le territoire depuis l’étranger seront soumises à une quarantaine de 14 jours à partir de vendredi et pendant toute la durée de l’état d’urgence.

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