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ADP plaide non-coupable

Pour le PDG d’Aéroports de Paris (ADP), Pierre Graff, il n’y a pas eu de pénurie de glycol. Seule la neige serait à l’origine des perturbations.

Dans une interview accordée hier à France Inter, le patron d’Aéroports de Paris (ADP), Pierre Graff, affirme que seule la météo est à l’origine des perturbations qui ont paralysé l’aéroport de Roissy les 23 et 24 décembre. Selon lui, ADP était équipé pour faire face aux conditions météorologiques habituelles et il n’y a « jamais eu de rupture de glycol ». Pierre Graff a également abordé le problème des équipements. « Par principe de précaution, si on doit subir des hivers comme celui-là, pourquoi ne pas suréquiper ? Certains vont me reprocher d’investir pour rien mais je suis prêt à le faire. Je ne vais rien demander à l’Etat. »

ADP et la ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, avaient auparavant avancé « une neige collante » pour expliquer le retard dans le dégivrage des avions. D’après le Figaro, c’est l’exercice du droit de retrait d’une filiale d’ADP, Alysia, qui a entrainé une grande partie des retards dans les opérations. Les salariés auraient demandé le déneigement des aires de dégivrage suite à un accident à bord d’un tracteur. Plusieurs responsables de compagnies aériennes avaient auparavant critiqué l’organisation d’ADP, son manque d’information et sa gestion des stocks de glycol. « Le PDG d’ADP a minimisé la pénurie de glycol, alerté trop tardivement les compagnies, mais prévenu le ministère », indique l’article du Figaro du 4 janvier.