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A. Pussiau : Transavia devrait doubler de volume d’ici 2015

Antoine Pussiau, qui remplace Lionel Guérin à la tête de Transavia depuis le mois de janvier, a effectué toute sa carrière chez Air France. Il a aujourd'hui pour mission de développer la compagnie Transavia.

L'Echo touristique : Quel est le plan de développement de Transavia ?

Antoine Pussiau : La compagnie Transavia a été créée en 2007. C'est une des réponses d'Air France à sa situation sur le court et le moyen-courrier. Ces six premières années ont permis d'installer la compagnie, qui est aujourd'hui à l'équilibre, avec 8 appareils. L'objectif est de se développer tout en restant rentable. Nous allons accueillir trois appareils supplémentaires pour cet été, ce qui devrait nous permettre d'avoir 40% de passagers supplémentaires, puis trois autres en 2014. Vraisemblablement, Transavia devrait doubler de volume d'ici 2015.

Quelles routes allez-vous ouvrir cet été ?

Antoine Pussiau : Nous ouvrons principalement des routes depuis Nantes (Venise, Berlin, Ajaccio), Lille (Agadir, Ajaccio, Marrakech, Oujda, Rome et Venise), Lyon (Oujda et Séville) et Orly (Essaouira, Lisbonne, Naples, Venise, Malte et le Cap Vert ).

Vous ouvrez donc des vols sur des lignes déjà exploitées par Air France ?

Oui, sur quelques lignes comme Naples, Lisbonne ou Venise. Il y a une clientèle régulière et affaires, mais aussi loisirs. Il y a un intérêt à ce que les deux compagnies soient présentes et nous avons longuement discuté avec les syndicats sur ce point.

Allez-vous recrutez du personnel ou absorber une partie du sureffectif d'Air France ?

Antoine Pussiau : Pour les PNT nous avons un accord permettant aux pilotes d'Air France de venir travailler chez nous. Ils sont actuellement en train d'être formés sur les Boeing 737 et devraient nous rejoindre dans les prochaines semaines. Des personnels au sol d'Air France, qui ont passé les formations de PNC mais n'avaient pas de poste, vont aussi nous rejoindre. Nous avons besoin, au total, d'une centaine de PNC pour cet été, et nous allons recruter, mais majoritairement en CDD.

Le modèle économique de Transavia repose en partie sur les affrètements et les achats de sièges par les voyagistes. Quelle est la part de cette activité ? Évolue-t-elle à la baisse ?

Antoine Pussiau : On est une compagnie "mixte". La part des individuels qui réservent via notre site et celle des voyagistes est à peu près égale. Nous allons essayer de conserver un bon équilibre lors de notre développement. Nous travaillons avec beaucoup de voyagistes. Pour 2013, certains TO sont plutôt satisfaits, cela dépend de leur exposition au risque. Il y a clairement une baisse sur certains destinations comme la Tunisie. Mais les TO se reportent sur d'autres, comme le Cap-Vert ou le Maroc. On essaye de s'adapter rapidement à la demande des voyagistes. Eux nous aident, parallèlement, lorsque nous lançons des vols.

 

 

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