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A Paris, la Samaritaine prête à faire son grand retour

Une suite de 1 000 mètres carrés avec piscine sur le toit, des chambres avec vue sur Seine, un restaurant gastronomique… Voilà pour l’hôtel, signé LVMH. Futur spot touristique parisien, la Samaritaine, qui rouvrira en avril après 15 ans de fermeture, abritera aussi un grand magasin, des bureaux, des logements et une crèche de quartier.

Voilà quinze ans déjà que les lumières se sont éteintes dans les vitrines de la Samaritaine. Le célèbre magasin avait dû fermer ses portes en 2005 pour des problèmes de sécurité liés à sa vétusté. Il reprendra finalement du service en avril, totalement métamorphosé.

Joyaux de l’Art nouveau et de l’Art déco, les quatre bâtiments – dont un classé aux Monuments historiques – ont subi une lourde restructuration qui devait également respecter et revaloriser les éléments d’époque : mosaïques, émaux, verrières ou encore garde-corps en fer forgé. Montant de l’addition : 750 millions d’euros.

Prix d’entrée pour les chambres : 1 150 euros

Ce nouveau complexe, qui promet de devenir un pôle d’attraction touristique majeur de la capitale, abritera un grand magasin et un hôtel de luxe sous l’enseigne Cheval Blanc, du groupe LVMH. L’établissement comptera 72 chambres et suites avec vue plongeante sur la Seine. Prix d’entrée pour réserver une chambre dans le cinq étoiles : 1 150 euros, pour une chambre de 45 m2. On ne connaît en revanche pas les tarifs pour la suite de 1 000 m2 avec piscine privée située au huitième étage… L’hôtel proposera également quatre restaurants, dont un gastronomique dirigé par le chef étoilé Arnaud Donckele, désigné chef de l’année par le Gault et Millau dans son édition 2020. « On a déjà beaucoup de demandes pour l’hôtel, mais les réservations ne sont pas encore ouvertes », précise Olivier Lefebvre, directeur des activités hôtelières de LVMH. L’établissement sera le cinquième pour Cheval Blanc.

2400 emplois à la clef

Le magasin n’occupera quant à lui plus que 20 000 mètres carrés (contre 30 000 mètres carrés au moment de sa fermeture) et présentera une sélection de 600 marques de luxe mêlant “mode, art de vivre et gastronomie”. “L’idée est d’avoir un lieu de vie au-delà d’un lieu de commerce, avec douze espaces de restauration » dans le magasin qui vise touristes étrangers comme visiteurs parisiens, souligne Eléonore de Boysson, responsable Europe et Moyen-Orient de DFS, groupe de distribution sélective également propriété de LVMH qui gèrera le magasin.

Cette « réhabilitation patrimoniale et commerciale, au centre de Paris, d’un bâtiment privé de cette taille et d’un seul tenant n’avait jamais été réalisée jusqu’à présent », affirme LVMH. Le chemin aura en tout cas été long et semé d’embûches pour le groupe de Bernard Arnault : LVMH, actionnaire majoritaire du magasin depuis 2001, a dû attendre 2015 pour voir définitivement validé son permis de construire et de rénover. Entre 2012 et 2015, les travaux ont en effet suspendus par une série de recours d’associations de sauvegarde du patrimoine, contestant notamment la réalisation d’une façade contemporaine toute en verre, côté rue de Rivoli.

 LVMH a indiqué qu’au total, plus de 1.500 postes seront créés, dont 800 pour le grand magasin, qu’avec les bureaux, plus de 2.400 emplois directs seront pérennisés sur site.

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