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À Fleur de peau

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À l’heure de notre bouclage, mercredi midi, le nom du nouveau secrétaire d’état au Tourisme n’était pas encore officiellement dévoilé. Mais Fleur Pellerin n’a pas coupé court à la rumeur qui la donnait largement favorite. Et l’ampleur du soutien qu’elle a reçu sur la twittosphère est une première. De Frédéric Mazzella (fondateur de BlaBlaCar) à Marc Simoncini (fondateur de Meetic), en passant par Nathalie Andrieux (DGA de La Poste), tous ces décideurs se sont engagés pour que l’ex-ministre déléguée à l’Économie numérique, à l’innovation et aux PME reprenne ses fonctions, dans lesquelles, selon eux, elle excelle. Ont-ils été entendus ? En tout cas, cette vague d’enthousiasme spontanée devrait être de nature à rassurer les patrons de l’e-tourisme qui devraient trouver en elle – si elle est bien confirmée à ce poste – une interlocutrice à la hauteur des enjeux de leur secteur, qui, pour la première fois cette année, montre ses premiers signes de maturité pour ne pas dire d’essoufflement (voir notre dossier).

Le rattachement du secrétariat d’état au Tourisme au Quai d’Orsay, une première là aussi, devrait également plaire aux tour-opérateurs, qui plaident depuis longtemps pour une collaboration étroite avec le ministère des Affaires étrangères, particulièrement sur les questions de sécurité et de géopolitique. Il devrait aussi aider à faire passer la pilule de l’absence d’un ministère du Tourisme de plein exercice, que syndicats et associations n’ont pas immédiatement manqué de regretter. En détachant le tourisme de Bercy, les professionnels doivent-ils y voir une volonté du gouvernement de donner davantage d’importance et de moyens au développement du tourisme outgoing ? Pas forcément. En projetant d’associer le commerce extérieur au tourisme au sein d’un même secrétariat d’état, l’idée est certainement bien plus globale et renvoie à la démarche initiée début 2013 par quatre ministres : construire la marque France. Et la faire enfin rayonner à l’international tant d’un point de vue touristique, qu’économique, technologique, diplomatique ou encore culturel.

« En détachant le tourisme de Bercy, les professionnels doivent-ils y voir une volonté du gouvernement de donner davantage de moyens au tourisme outgoing ? »

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